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Société

Kinshasa  » Mille trous » : L’héritage de Ngobila !

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Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, est confrontée à une situation de plus en plus préoccupante qui entrave la mobilité de ses habitants : l’état déplorable de ses routes. Parcourir un kilomètre en voiture sans tomber dans un grand trou est devenu pratiquement impossible dans la capitale. Conséquence : aggravation des embouteillages.

De nombreuses artères très fréquentées de Kinshasa sont dans un état de délabrement avancé, créant ainsi des difficultés majeures pour les déplacements quotidiens de ses habitants. Parmi les zones les plus touchées : les alentours du Grand Marché Zando; les avenues Nyangwe, Kalembelembe dans la commune de Lingwala ; les boulevards Luemba ( Quartier 7) et Kimbuta à N’Djili, l’avenue de la 2e République ( Kimbanseke) ; L’avenue Sefu( Lemba), l’avenue Kianza ( Ngaba), Ndanu(Limete/Kingabwa), Les avenues Colonel Ebeya et Wangata ( Gombe), Gambela et Saio (Kasa-Vubu), Inga et Moellart ( Bandal), etc. Bref, aucune commune de Kinshasa n’est épargnée par cette situation qui rend la circulation extrêmement difficile.

Les cas les plus insolites restent les gros trous aux encablures de certaines maisons communales, notamment celle de Barumbu, Kinshasa, Lemba, Matete, etc. Les chefs de ces entités, les bourgmestres, sont incapables d’ordonner le moindre début de travaux pour de réhabilitation de ces routes.

Quant à leur patron commun, le gouverneur de la Ville, Gentiny Ngobila, il se réclame être le meilleur de tous les dirigeants qui se sont succédés à la tête de Kinshasa, alors que son bilan « chaotique » démontre le contraire.

Face à cette situation alarmante, il est impératif que les autorités locales prennent des mesures urgentes pour réparer et entretenir ces routes délabrées. Des investissements conséquents doivent être mis en contribution afin d’améliorer les infrastructures routières de la capitale congolaise. En plus de faciliter les déplacements des habitants, des routes en bon état contribueront également à réduire les embouteillages et à favoriser le développement économique de la région.

Il est essentiel que les problèmes de circulation à Kinshasa soient pris en compte et résolus rapidement afin d’améliorer la qualité de vie des habitants et de favoriser le développement de la ville. La réhabilitation des routes délabrées constitue un enjeu majeur pour l’avenir de Kinshasa et le bien-être de sa population.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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