Analyses et points de vue
RDC : le club BTP et CMA pour la vulgarisation du crédit bail
Le club Bâtiments et travaux publics (BTP) et Chambres de métiers et artisanat (CMA) se sont désormais associés pour mettre ensemble les grandes entreprises de construction, de travaux publics, d’industries, des PME-PMI, dans le cadre de l’Explo Béton.
Pour marquer le lancement des activités communes, une séance d’échanges autour de l’opérationnalisation de crédit bail a été organisée ce samedi 20 juillet, à Rotana hôtel de Kinshasa, entre les acteurs des BTP & CMA, les banquiers, les acteurs étatiques, pour n’en citer que ceux-ci.
D’après « l’honorable Jean Bamanisa » les discussions ont tourné autour de la vulgarisation du crédit bail pour convaincre tous les établissements bancaires à mettre en pratique le crédit bail et pousser les clients à accéder à ce crédit.
» Le crédit bail est un produit qui est assis sur la loi, qui voulait assainir le climat des affaires en 2015, et qui a prescrit les règles entre le crédit-bailleur et le crédit-preneur. La crédit bail est donné à l’utilisateur d’un bien immobilier, d’un équipement, ect. mais le principe est qu’en leasing, la propriété reste au bailleur (la banque) jusqu’à ce que le preneur puisse apurer la valeur, alors le bien lui est transféré », a-t-il déclaré.
Il soutient que le crédit bail est un mécanisme qui est plus souple que les crédits normaux qui sont obtenus difficilement.
» Notre démarche aujourd’hui est de vulgariser pour que toutes les banques puissent appliquer le crédit bail en même temps que ceux qui sont promoteurs dans le secteur de construction et clients immobiliers, puissent connaître l’importance de ce produit et pouvoir accéder donc à ses sollicitations« , a martelé Mr Jean Bamanisa.
Intervenant au cours de ces assises, Mr Malick Fan, représentant de la société financière d’investissement a épinglé la nécessité pour les banques de la République démocratique du Congo d’octroyer de crédit bail au secteur privé.
» Il est regrettable qu’en RDC le crédit au secteur privé ne représente que 8℅ de l’ensemble. Les banquiers ne financent pas le secteur privé. Le crédit hypothécaire, le stock c’est 30 millions de dollars, pour une population estimée à 100 millions d’habitants, ce qui est ridicule car représentant seulement 1 % de ce qui devrait être fait », a-t-il dit.
Il sied de signaler que ces échanges ont connu également les interventions pertinentes du chargé des opérations de la Banque TMB, de l’avocat Nicolas Samba qui a abordé l’aspect de Droit et d’un représentant de Fonds national de l’habitat Mr Robert Osubi.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
