Actualité
Kinshasa : les propriétaires des terrasses, véhicules, épaves, kiosques…ont 15 jours pour libérer les espaces publics (Communiqué)
Dans un communiqué diffusé depuis le vendredi dernier, le ministre provincial de l’Environnement, proprété publique et embellissement de Kinshasa, a accordé 15 jours aux propriétaires de différents engins et activités commerciales, pour libérer les espaces publics occupés.
Léon Mulumba Muana Nshiya indique que cette décision s’inscrit dans le cadre de l’opération coup de poing « Kinshasa Eko Bonga », initiée par le Gouverneur Daniel Bumba, pour éradiquer l’insalubrité et diminuer les embouteillages.
« Il est interdit sur toute l’étendue de la ville d’occuper les avenues et les emprises publiques pour notamment l’entreposage des conteneurs et kiosques, l’abandon des épaves de véhicules automobiles et engins ou d’ériger des étalages, des garages, des terrasses, des vérandas et des marchés », alerte le ministre Léon Mulumba Muana Nshiya.
Il précise, par ailleurs, que cette mesure est prise selon l’esprit de l’édit du 9 septembre 2013, relatif à l’assainissement et à la protection de l’environnement de la ville de Kinshasa.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
