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Kinshasa : Les « gratteurs » de l’iPhone, quand la photo de rue devient un business de survie
À Kinshasa, où l’accès à l’emploi formel demeure un défi majeur pour la jeunesse, l’ingéniosité devient une arme de survie. Chaque jour, de nombreux jeunes inventent de nouvelles formes d’activités génératrices de revenus. Parmi elles, un phénomène urbain gagne du terrain : celui des photographes de rue armés d’iPhone.

Un smartphone comme seul outil de travail
Sans studio ni matériel professionnel, ces jeunes utilisent uniquement leur smartphone ( le plus souvent de la marque Apple ) pour capturer des clichés de passants. On les retrouve devant les supermarchés, les malls, dans les artères animées du centre-ville ou encore dans les lieux de forte affluence.
« Les gratteurs », une pratique qui interpelle
Surnommés « les gratteurs », ces photographes improvisés prennent des photos spontanées avant d’aborder leurs sujets. Les images sont ensuite proposées à un tarif unique, généralement fixé à 2 000 francs congolais par photo. Une offre simple, directe et accessible.
Souvenir express ou service alternatif
Pour certains clients, ces clichés représentent un souvenir instantané pris sur le vif ; pour d’autres, une solution rapide et moins coûteuse, évitant le passage par un studio photographique classique. Cette proximité et cette spontanéité séduisent une clientèle variée.
Entre controverse et résilience
Si cette activité divise l’opinion (oscillant entre débrouillardise créative et travail informel) elle illustre surtout la capacité d’adaptation de la jeunesse kinoise face à une réalité économique difficile. Loin d’être un simple effet de mode, ce phénomène traduit une lutte quotidienne pour la survie.
L’iPhone, symbole d’une économie informelle inventive
En attendant des solutions structurelles et durables à la crise de l’emploi, l’iPhone devient pour ces jeunes bien plus qu’un simple téléphone : un véritable outil de travail et de survie économique, au cœur de la capitale congolaise.
Désiré Rex Owamba
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Youssouf Mulumbu monte au créneau : « Non à une CAN tous les 4 ans ! »
Ancien capitaine emblématique des Léopards de la République démocratique du Congo et ex-milieu de terrain du Paris Saint-Germain, Youssouf Mulumbu n’a pas mâché ses mots ce mardi 6 janvier. Invité sur les ondes, l’ex-international congolais a lancé un véritable cri de cœur contre la récente orientation prise par la Confédération africaine de football (CAF).
Au centre de la polémique : la décision attribuée au président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, de faire passer la Coupe d’Afrique des nations d’un rythme biennal à une organisation tous les quatre ans. Une réforme qui suscite de vives réactions sur le continent, et que Mulumbu rejette catégoriquement.
Pour l’ancien Léopard, la CAN ne saurait être reléguée au second plan dans l’agenda du football mondial. « La CAF doit rester maîtresse de son destin », martèle-t-il, estimant que l’instance africaine ne doit en aucun cas céder aux pressions de la Fifa, dirigée par Gianni Infantino. À ses yeux, espacer davantage la CAN reviendrait à affaiblir une compétition qui constitue l’âme, la vitrine et le moteur du football africain.
Aujourd’hui reconverti dans l’écriture, Youssouf Mulumbu poursuit son engagement hors des terrains. Il vient de publier Talo, un roman paru aux éditions Jets d’encre, dans lequel transparaissent ses réflexions sur l’identité, le combat et la dignité. Une voix libre, désormais littéraire, mais toujours profondément attachée à la défense des valeurs du football africain.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
