Société
Kinshasa : Les chauffeurs dictent leur loi de transport, Zando – Bandal/Tshibangu 2500 FC !
Ce mercredi 2 octobre, dans les heures du soir, les transporteurs de taxi-bus qui font le trajet Zando – Bandal/Tshibangu ont unilatéralement décidé d’augmenter le prix de la course à 2500 FC. Et pendant le chargement, les receveurs imposent aux clients de payer avant d’entrer dans le bus.
Depuis un long et bon moment à Kinshasa, le transport est devenu un véritable problème dans tous les coins de la ville.
Les chauffeurs de taxi-bus ont décidé, cela fait déjà quelques années, de ne plus suivre le prix de transport fixé par le gouverneur de la ville. Ainsi, ils décident de fixer leur propre prix à eux.
C’est qui est certain, le prix de transport change régulièrement selon les heures dans la journée.
À titre illustratif, dans la commune de Bandalungwa, précisément sur arrêt Tshibangu, le trajet de Tshibangu – Zando à 6h, c’est 1000Fc. À partir de 7h, le prix revient à 1500fc.
Selon quelques chauffeurs, la raison de cette hausse de prix est dûe aux embouteillages qu’ils rencontrent et les tracasseries des éléments de la police nationale congolaise.
« Premièrement, ce sont les embouteillages et puis la police ne nous laisse pas exercer notre travail en paix. Nous subissons des tracasseries dès le parking d’où nous chargeons les clients et tout chemin faisant, c’est la même chose. Ils cherchent tous à nous soutirer de l’argent…», a déclaré un chauffeur.
À titre de rappel, la grille officielle de transport, depuis l’ancien gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, n’a pas augmenté d’un centime. Cependan, sur terrain, les chauffeurs des taxis bus se comportent en roitelets, foulant aux pieds le tarif fixé par l’hôtel de ville de Kinshasa qui varient entre 500 FC et 1000 FC voire 1500 FC. Le prix fixé pour le trajet Zando – Bandal est de 500 FC.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
