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Kinshasa : l’épouse d’un journaliste kidnappée, puis relâchée après 3 heures !
Les enlèvements ont toujours la peau dure à Kinshasa, capitale de la RD Congo.
En ce mois de mars, devant la pharmacie du 30 juin à Gombe, des bandits à bord d’un taxi « ketch » de marque IST 3938 BG/01, ont kidnappé en pleine journée madame Magloire Ndiobo Nkoso. Ils l’ont promené de 17 heures à 20 heures, avant de l’abandonner vers l’avenue de la Justice, toujours à Gombe.
Cette dame, commissaire principale à la DGM et épouse d’un confrère journaliste Fabrice Nkuba, raconte que ces bandits étaient très futés, des véritables prédateurs.
« En revenant du travail, j’ai pris un taxi au niveau de la pharmacie du 30 juin avec une autre dame. Arrivé au niveau de Brussels Airlines, le taxi change de direction. Le gars qui était devant moi saute sur moi, braque son arme, bloque les portières. Aussitôt, j’ai commencé à crier Seigneur! Seigneur!
Le bandit à son tour me demande de ne pas crier si je tiens à la vie. Nous recherchons une certaine Jipsy qui a volé 5000$ d’un colonel et tu lui ressembles. Donne ton sac et.ton téléphone… », raconte la victime a la rédaction de Congoprofond.net
Heureusement pour elle, les malfrats n’ont pas touché à son intégrité physique. Ils l’ont seulement dépouillé de tous ses biens, notamment 35.000fc, 380$, carte bancaire, téléphones portables, power bank, etc.
En bonne citoyenne, Magloire Ndiobo Nkoso est allée déposer une plainte à la police, puis a donné des éléments nécessaires aux limiers pour favoriser une enquête.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
