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Kinshasa : L’Ecole Africaine de bien-être familial, politique et gouvernement (ASPAFOG) en gestation
L’Ecole Africaine de bien-être familial, Politique et Gouvernement sera bientôt installée à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
Cette information vient d’être livrée, ce week-end, à travers la presse, par son Directeur Exécutif, Antoine-Roger Bolamba, depuis Washington où la structure est basée.
L’ASFAPOG( African School of Family Well Being, Policy and Governement) vise à aider les enfants et les jeunes démunis à accéder à l’éducation, à la santé et à la protection.
Contacté par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Antoine-Roger Bolamba a déclaré ce qui suit : « Pour la République Démocratique du Congo, nous interviendrons évidemment en passant par les Agences gouvernementales, pour aider les enfants et les jeunes à accéder aux opportunités de l’éducation, des soins de santé et de la protection « .
Aussi, a-t-il poursuivi, : « Nous allons renforcer les capacités des parents, pour qu’ils sachent comment bien prendre soin de leurs enfants, dans la perspective du bien-être familial « .
A en croire le Directeur Executif Antoine-Roger Bolamba, cette structure entend montrer aux parents, les politiques à mettre en place pour le bien-être, la protection des enfants et leur accès à l’éducation et à la santé.
Au niveau de Washington où se trouve son siège, l’Ecole Africaine de bien-être familial apporte son soutien aux immigrés et réfugiés noirs pour bien vivre la politique de bien-être familial.
Soulignons que l’initiative de l’ASFAPOG de s’installer dans la capitale congolaise, tombe à pic au moment où le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, sous l’impulsion du Président Félix-Antoinne Tshisekedi, prône la gratuité de l’enseignement primaire et la couverture santé universelle.
Rappelons, à ce sujet, que la RDC a ratifié certains textes internationaux qui font de la santé et de l’éducation des droits de l’enfant, une obligation en République Démocratique du Congo.
En interne, la Constitution du pays, en harmonie avec les instruments juridiques internationaux, a balisé le chemin. Le pays dispose d’une Loi-cadre de l’Enseignement et aussi d’une loi sur la protection de l’enfant.
Il appartient donc aux autorités nationales d’accorder à cette structure, certaines facilités administratives pour que son installation, à Kinshasa, ne soit pas butée à des obstacles, car ne poursuivant pas un but lucratif.
Qui vivra, verra.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
