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Kinshasa : le roi » Dollar » en chute libre !
Une situation insolite a été observée le week-end dernier dans le marché de change congolais, particulièrement à Kinshasa. Il s’agissait d’une tendance à la baisse du taux du dollar américain sur le marché parallèle se négociant jusqu’à 1500 francs congolais, alors qu’il s’échangeait courant de la semaine dernière à 2035 francs congolais !
Selon le Directeur général de L’Hôtel de monnaie, Jean Louis Kayembe, cette situation est consécutive à la loi de l’offre et de la demande qui a produit ses effets sur le marché libre de change. À l’en croire donc, sur le marché, il y a moins des francs congolais. Ce qui a fait que le niveau de l’offre de la devise américain à commencer à augmenter.
Déplorant, par la même occasion, la spéculation des cambistes, Jean Louis Kayembe a cependant assuré que cette période de spéculation finira par prendre fin et donnera place à une stabilisation dans un délai plus ou moins court. » C’est le même comportement qui était observé auprès des mêmes cambistes au moment où il avait hausse. Avec toutes les mesures prises par les autorités gouvernementales, il n’ y a aucun doute que cette baisse se stabilise après quelques jours.
Toutefois, il est important de rappeler l’interdiction d’affichage, par les cambistes, du taux de change. Cette décision a été prise il y a quatre jours, à l’issue d’une réunion entre le Dg de la Banque Centrale du Congo et les cambistes représentée par leur président », a fait savoir ce haut cadre de la BCC.
Rappelons, par ailleurs, que cette mesure a fait même objet d’une attention particulière lors du dernier conseil des ministres, où le Chef de l’Etat a réitéré l’instruction qu’il avait déjà donnée au Premier ministre de veiller à ce que le ministre des Finances et le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo qui ont la responsabilité de la stabilité de la monnaie, prennent les mesures appropriées pour arrêter la dépréciation de la monnaie.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
