Société
Kinshasa : Le phénomène « Diarrhée », symptôme d’une jeunesse en détresse
Dans les rues animées de Kinshasa, un phénomène inquiétant gagne du terrain : le surnommé « Diarrhée ». Ce terme, emprunté à l’argot local, désigne des jeunes filles, souvent âgées de 13 à 30 ans, qui se livrent à la prostitution de manière visible et décomplexée. Ces jeunes femmes, issues pour la plupart de milieux défavorisés, arpentent les artères de la capitale, fréquentant des lieux tels que les arrêts de bus ou les bars, à la recherche de clients.
Une jeunesse vulnérable face à la précarité
Le phénomène « Diarrhée » est le reflet d’une réalité socio-économique alarmante. La pauvreté, le chômage et le manque d’opportunités éducatives poussent ces jeunes filles à adopter des comportements à risque pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Certaines sont recrutées dans des bars ou des boîtes de nuit, où elles sont exploitées sexuellement sous couvert d’emplois de serveuses ou d’hôtesses .
Des conséquences profondes sur la sociétéAu-delà de l’aspect individuel, le phénomène « Diarrhée » a des répercussions sur l’ensemble de la société congolaise. Il contribue à la dégradation des mœurs et à la banalisation de la prostitution juvénile. Des quartiers comme Pakadjuma illustrent cette réalité, où la survie passe souvent par la prostitution ou la vente d’alcool artisanal.
Un appel à l’action collective
Face à cette situation, il est impératif que les autorités, les organisations de la société civile et les communautés locales unissent leurs efforts pour offrir des alternatives à ces jeunes filles. Des programmes d’éducation, de formation professionnelle et de sensibilisation sont essentiels pour briser le cycle de la pauvreté et de l’exploitation.
Le phénomène « Diarrhée » n’est pas une fatalité. Avec une volonté politique forte et une mobilisation collective, il est possible de redonner espoir à cette jeunesse en détresse et de construire une société plus juste et équitable.
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
