Société
Kinshasa : Le phénomène « Diarrhée », symptôme d’une jeunesse en détresse
Dans les rues animées de Kinshasa, un phénomène inquiétant gagne du terrain : le surnommé « Diarrhée ». Ce terme, emprunté à l’argot local, désigne des jeunes filles, souvent âgées de 13 à 30 ans, qui se livrent à la prostitution de manière visible et décomplexée. Ces jeunes femmes, issues pour la plupart de milieux défavorisés, arpentent les artères de la capitale, fréquentant des lieux tels que les arrêts de bus ou les bars, à la recherche de clients.
Une jeunesse vulnérable face à la précarité
Le phénomène « Diarrhée » est le reflet d’une réalité socio-économique alarmante. La pauvreté, le chômage et le manque d’opportunités éducatives poussent ces jeunes filles à adopter des comportements à risque pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Certaines sont recrutées dans des bars ou des boîtes de nuit, où elles sont exploitées sexuellement sous couvert d’emplois de serveuses ou d’hôtesses .
Des conséquences profondes sur la sociétéAu-delà de l’aspect individuel, le phénomène « Diarrhée » a des répercussions sur l’ensemble de la société congolaise. Il contribue à la dégradation des mœurs et à la banalisation de la prostitution juvénile. Des quartiers comme Pakadjuma illustrent cette réalité, où la survie passe souvent par la prostitution ou la vente d’alcool artisanal.
Un appel à l’action collective
Face à cette situation, il est impératif que les autorités, les organisations de la société civile et les communautés locales unissent leurs efforts pour offrir des alternatives à ces jeunes filles. Des programmes d’éducation, de formation professionnelle et de sensibilisation sont essentiels pour briser le cycle de la pauvreté et de l’exploitation.
Le phénomène « Diarrhée » n’est pas une fatalité. Avec une volonté politique forte et une mobilisation collective, il est possible de redonner espoir à cette jeunesse en détresse et de construire une société plus juste et équitable.
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net
À la Une
Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
