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Société

Kinshasa : le ministre provincial de la santé interdit tout élevage des chiens de race sans un certificat préalable

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Patricien Gongo, ministre provincial de la Santé, interdit strictement, la possession de chiens de race sans certificat préalable, sur instruction du gouverneur de la ville.

Il a également pointé du doigt l’absence de suivi des mesures précédentes.
« Cette fois, nous allons intensifier la sensibilisation pour garantir l’application stricte de la réglementation », a-t-il déclaré.

Lundi dernier, 25 novembre 2024, aux heures de l’après-midi, une jeune fille de 12 ans a tragiquement perdu la vie après avoir été brutalement mordu par un chien de race Pitbull dans le quartier Bibwa 3, commune de Nsele, à Kinshasa. La scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive émotion et une réponse immédiate des autorités provinciales.

Rappelons qu’en avril 2024, lors d’un conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi avait déjà souligné la nécessité d’une réglementation stricte concernant l’élevage, l’importation et la possession de chiens d’attaque et de défense.
Le chef de l’État avait demandé la mise en place des mécanismes de contrôle renforcés, pour éviter de tels drames. Le cas de Kinshasa s’inscrit donc dans une problématique nationale.

Récemment, dans la province du Kwilu, 17 personnes ont été mordues par des chiens errants, entraînant deux décès. Les autorités locales ont ordonné une campagne d’abattage des chiens non contrôlés et appelé à une vaccination massive pour prévenir de nouvelles tragédies.

Dorcas Mwavita/ CONGOPROFOND.NET

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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