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Kinshasa : le gouverneur Ngobila fait arrêter Dieudonne Sidia et Yannick Bilamu de RTG@ TV
Le journaliste Dieudonné Sidia et le cameraman Yannick Bilamu de la RTG@ télévision sont aux arrêts depuis ce matin du mardi 09 juin sur instruction du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka.
En effet, ces deux chevaliers du micro s’étaient rendus au grand marché de Kinshasa appelé « Zando » pour un reportage sur la réhabilitation de ce site. Une démarche initiée par le gouverneur Ngobila.
Au moment où ils exerçaient leur travail, le gouverneur de la ville a envoyé des policiers pour les arrêter. Prétexte évoqué : ces journalistes n’ont pas reçu l’autorisation expresse de filmer.
Ces chevaliers de la plume brutalement arrêtés ont été transférés manu militari à l’hôtel de ville pour y être entendu par Ngobila en personne, a-t-on appris. L’opinion se demande ainsi si ce dernier est devenu juge ou bien son bureau est-il devenu un parquet général?
Au moment où ces lignes sont accouchées, ces infortunés journalistes sont là entrain d’attendre le « tout puissant » gouverneur de la ville de Kinshasa pour leur audition.
Pour rappel, Ngobila avait lancé les travaux de réhabilitation dudit marché profitant du confinement, mais le ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde, a crié à la violation de la loi. Le gouverneur Ngobila refusant de l’écouter son chef hiérarchique l’a envoyé se ballader à travers une boutade: » Celui qui refuse n’a qu’à aller créer son autre monde! ».
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
