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Actualité

Kinshasa : Le CEPEF, un moteur d’innovation sociale pour la protection et la réinsertion des enfants vulnérables

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Le paysage social de Kinshasa reste profondément marqué par la pauvreté, les inégalités et les fortes disparités dans les conditions de vie. Dans la capitale congolaise, de nombreux groupes demeurent particulièrement vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes âgées, personnes vivant avec le VIH, personnes en situation de handicap, déplacés internes, malades mentaux ou encore victimes de catastrophes naturelles.

Face à cette réalité, le Ministère des Affaires sociales, appuyé par un vaste réseau d’ONG et d’organisations humanitaires internationales, mène diverses actions d’assistance, de prise en charge, mais également de réinsertion socio-professionnelle.

CEPEF : une expertise au service de l’innovation sociale

Dans ce contexte, le Centre d’Études, de Promotion et d’Encadrement des Familles (CEPEF) a choisi d’accompagner les acteurs sociaux à travers l’analyse des phénomènes sociaux, l’amélioration des pratiques professionnelles et la vulgarisation des normes de prise en charge des enfants vulnérables.

ONG fondée par des chercheurs et experts en travail social, le CEPEF œuvre pour :

– la promotion et la protection des droits de l’enfant et de la famille,

– la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes vivant dans la rue,

– la professionnalisation et la formation continue des travailleurs sociaux.

Sa vocation est claire : renforcer la qualité du travail social et actualiser les pratiques afin de permettre une meilleure protection de l’enfant, tant dans les structures publiques que dans le tissu associatif congolais.

Un processus de réinsertion centré sur l’enfant et la famille

L’un des axes majeurs du CEPEF est l’accompagnement des enfants en rupture familiale à travers le processus de réinsertion « IDMRS ». Celui-ci vise notamment la scolarisation, l’intégration dans les mouvements de jeunesse et, surtout, la restauration de la relation enfant–famille.

Cette restauration commence dès le premier contact entre l’enfant et l’éducateur social, un moment crucial qui peut conditionner la réussite de l’ensemble du processus. L’acteur social mobilise alors ses outils professionnels : observation, écoute, entretien. Grâce à l’identification de l’enfant, il recueille des informations clés sur son identité, son histoire, ses ambitions et les causes de sa rupture familiale.

Les enquêtes sociales permettent ensuite de retracer les liens familiaux, d’apprécier la possibilité d’une réunification et d’impliquer activement la famille dans le projet de réinsertion, qu’il soit à court ou long terme.

Ce processus, exigeant en moyens humains, matériels et psychologiques, doit être adapté à chaque cas. Chaque enfant porte une histoire particulière nécessitant une intervention sur mesure.

L’accompagnement psychologique, un pilier essentiel

Les situations les plus délicates concernent les enfants victimes de violences psychologiques, verbales ou physiques. Dans ces cas, l’intervention des psychologues cliniciens joue un rôle déterminant pour restaurer l’estime de soi et reconstruire la confiance perdue.

Le CEPEF bénéficie de l’expertise d’une équipe spécialisée placée sous la coordination de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA, PhD, et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue des éducateurs et travailleurs sociaux constitue également un préalable indispensable pour garantir une protection efficace de l’enfant, notamment dans les centres d’hébergement transitoire.

Zagor MUKOKO-SANDA & Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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