Connect with us

À la Une

Kinshasa : l’Assemblée provinciale invite le gouvernement à proposer un collectif budgétaire

Published

on

Les députés provinciaux de la ville de Kinshasa ont clôturé, lundi 01 juillet 2019, la session de mars. Godé Mpoyi, président de cet organe délibérant a, dans son allocution, demandé à l’exécutif provincial de proposer un collectif budgétaire. Car, dit-il, c’est pour redorer l’image ternie de la capitale de la République démocratique du Congo.

« l’Assemblée provinciale en tant qu’autorité budgétaire de Kinshasa, devra prendre des mesures appropriées pour changer la situation des Kinois tel que promis lors de mon premier discours », a-t-il rappelé devant les élus de la ville de Kinshasa.

À en croire l’élu de Bandalungwa, il est impensable que la ville comme Kinshasa, avec toutes ses potentialités, puisse avoir un budget de moins de 500 millions de dollars. Aussi, a-t-il souhaité que le slogan « KIN BOPETO » se matérialise, tout en invitant l’exécutif provincial de mettre en œuvre une nouvelle politique pour la régie d’assainissement de Kinshasa, en dotant chaque district de la ville d’une antenne qui soit également pour la brigade de sapeur pompiers.

Par la même occasion, Il a appelé le gouvernement Ngobila Gentiny a faire respecter l’arrêté portant fixation du tarif pour le transport à travers toute la ville de Kinshasa. L’élu de Bandalungwa indique que chaque transporteur propose ses services selon ses humeurs, à un tarif qui lui semble bon.

Par ailleurs, Godé Mpoyi a félicité ses collègues députés pour avoir épuisés toutes les matières retenues lors de cette session, mais aussi dans le cadre du contrôle parlementaire afin de normaliser la gestion publique de la ville de Kinshasa.

Aux commissions permanentes de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi leurs a demandé d’apporter leur rapport final afin de les examiner dans l’objectif de faire des recommandations à la nouvelle équipe du gouvernement chapeautée par Gentiny Ngobila.

Il sied de rappeler qu’au cours de cette session, cet organe délibérant a adopté le règlement intérieur, validé les pouvoirs des élus, investi le gouvernement Ngobila Gentiny et tant d’autres tâches leurs confiées par la Constitution de la République démocratique du Congo.

Clément Muamba Mulembue/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading