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Société

Kinshasa : la population appelle la SNEL à rétablir l’électricité pour les fêtes de fin d’année

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Alors que Kinshasa entre dans les mois de festivités, la frustration monte dans plusieurs communes en raison des coupures répétitives d’électricité. À l’approche de Noël et du Nouvel An, période durant laquelle les familles souhaitent partager des moments de chaleur, de lumière et de convivialité, de nombreux quartiers se retrouvent plongés dans le noir. Pour beaucoup d’habitants, il est inconcevable de célébrer les fêtes sans électricité, surtout dans une capitale où la demande énergétique ne cesse d’augmenter.

Depuis plusieurs semaines, la situation se dégrade. Dans certains quartiers, l’électricité apparaît quelques heures le matin avant de disparaître. Ailleurs, elle revient uniquement le soir, tandis que dans d’autres communes, les habitants affirment ne plus voir le courant ni le matin, ni le soir. Les plaintes se multiplient sur les réseaux sociaux, où les Kinois comparent même les performances des entreprises publiques : selon plusieurs internautes, la fourniture d’électricité est devenue « pire que celle de l’eau », tant les coupures de la SNEL sont devenues fréquentes et imprévisibles.

Face à cette réalité, la population appelle urgemment la SNEL à intervenir dans les différentes cabines et installations électriques de la ville. Les habitants demandent une maintenance rapide et efficace pour que les fêtes ne se déroulent pas dans l’obscurité. Ils rappellent que la mission première de la SNEL est d’assurer un service régulier, surtout en cette période où les familles se réunissent et où l’activité économique s’intensifie.

Dans cet appel collectif, les Kinois souhaitent avant tout que la SNEL prenne ses responsabilités. Ils demandent une amélioration immédiate de la distribution électrique, une meilleure gestion des pannes et une communication transparente sur les interventions en cours. Pour eux, il est essentiel que Kinshasa puisse vivre un mois de décembre lumineux, sécurisé et festif, loin des désagréments constants causés par les coupures actuelles.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

Actualité

Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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