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Kinshasa : IPAS ouvre un atelier sur l’adaptation du contenu « Arches sur Infirmière Nisa »
Ce jeudi 14 octobre, l’organisation américaine IPAS, dans sa mission d’accompagner
les femmes et les jeunes filles à bénéficier d’une santé et de droits de meilleure qualité en matière de sexualité et de reproduction, grace à l’amélioration de l’accès et de l’utilisation de l’avortement sécurisé et des soins contraceptifs, a lancé un atelier de deux jours, soit du 14 au 15 octobre, sur l’adaptation du contenu « Arches sur l’infirmière Nisa » à l’hôtel Sultane situé dans la commune de la Gombe.
Pour Madame Louise de IPAS, l’objectif général assigné à cet atelier est de permettre aux participants de découvrir, discuter et adapter le contenu Arches dans le contexte congolais et suggérer comment ces adaptations peuvent être incorporées dans l’infirmière Nisa. Les objectifs spécifique sont de voir, à la fin de cet atelier, les participants être en mesure de :
– Décrire l’ampleur et les conséquences des VBG, CR et VC en RDC,
-Clarifier les valeurs et les perceptions relatives à la VBG, CR et VC
– Combiner les nouvelles connaissances et les expériences existantes pour suggérer des adaptations du contenu de l’infirmière Nisa.
– Expliquer le lien entre la violence liée au sexe, l’avortement et la Planicafion Familiale.
Mais la grande question est de savoir c’est quoi « l’infirmière Nisa » ? Madame Louise Nous explique en ces mots :
Pour Elle, infirmière Nisa est un chatbot, un programme informatique conçu pour simuler une conversation textuelle sur WhatsApp entre un prestataire de santé qualifié et une personne à la recherche d’informations. L’infirmière Nisa est programmer pour répondre aux questions fréquemment posées sur la contraception et l’autogestion de l’avortement par pilule. L’intégration du contenu d’ARCHES dans Infirmière Nisa contribuera à combler le manque qui existe entre l’accès à l’information sur le planning familial et les victimes de violences entre partenaires intimes. « C’est dans ce contexte qu’Ipas a organisé un atelier pour les parties prenantes et la société civile afin de contribuer à l’adaptation du contenu d’ARCHES. « , a-t-elle déclaré.
Il sied de noter que pour utiliser cette application, il faut écrire au numéro +243 827 325 289 via le réseau social WhatsApp enfin d’échanger.
Cet atelier sur l’adaptation du contenu Arches sur infirmière Nisa s’est clôturé, le vendredi 15 octobre toujours à l’hôtel Sultane avec les recommandations des participants.
Désiré Rex Owamba/ CONGOPROFOND.NET
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Stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
