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Kinshasa : IPAS et les magistrats en atelier d’échanges sur l’application des prescrits de l’article 14 du protocole de Maputo
Ce lundi 25 octobre 2021, l’hôtel Béatrice de Kinshasa a servi de cadre à l’ATELIER D’ECHANGE SUR L’APPLICATION DES PRESCRITS DE L’ARTICLE 14 DU PROTOCOLE DE MAPUTO AVEC LES HAUTS MAGISTRATS. Objectif : réduire les arrestations et faciliter la mise en œuvre du Protocole de Maputo dans toutes
les provinces de la RDC et mettre fin aux avortements clandestins, en même
temps que la mortalité maternelle, mais aussi protéger les droits sexuels et
reproductifs des femmes.
Dans sa prise de parole pour le mot d’ouverture, le directeur de IPAS , Docteur Jean Claude Mulunda, a premièrement remercié les différents participants à l’instar de Secrétaire Permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Président de cour
constitutionnelle, Président du conseil supérieur de la Magistrature pour son
engagement pour les droits humains, les droits de la femme dont les droits de
santé sexuelle et reproductive
constituent une ainsi que le Protocole de
Maputo.
Il a aussi parlé du Protocole de Maputo ainsi que la vision de » Makoki ya Muasi « . » Ce protocole a une particularité: mettre un accent spécial sur les DSSR et l’accès à la contraception et à l’avortement sécurisé.
Mais malgré ces efforts, les conditions de vie de la femme s’améliorent beaucoup moins lentement que la montée de la violence et de la stigmatisation… en 2016, pour la seule ville de Kinshasa, l’étude de l’école de santé publique en collaboration avec Guttmacher Institute a estimé que 4 grossesses sur 10 se sont terminées par un avortement, avec une moyenne de 146 7001 avortements pour la seule année, ce qui représente 400
avortements par jour et 17 par heure », a-t-il déclaré.
Et pour Makoki ya Muasi: » A travers son programme Makoki Ya Mwasi, financé par l’Ambassade de Suède en RDC, Ipas se force à démontrer le rôle de la promotion des droits de santé sexuelle et reproductive dans la valorisation de la femme, dans son
éducation, sa participation politique et sociale, bref son autonomisation.
La vision de Makoki Ya Mwasi c’est de garantir à chaque femme et chaque
fille, les droits et les capacités d’agir en faveur de sa sexualité, sa santé reproductive, son éducation et sa profession.Ceci exclu toute sexualité forcée à travers le viol, l’inceste, le mariage précoce, mais aussi toute
discrimination d’accès à l’information et aux soins de santé reproductive dont la
contraception, l’avortement sécurisé, la prise en charge médical du viol, … La disponibilité des services sécurisés réduirait le recours à
la clandestinité et contribuerait à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle ».
Durant l’atelier, plusieurs intervenants ont planché sur plusieurs sujets. Docteur Rumba a évoqué l’ « Ampleur des avortements et Violences basées sur les genres en RDC » , Baudouin Kipaka , le 1er président de kwilu, sur Cadre légal sur les droits de la femme (Droits et besoins de la femme), Alphonse Tshika/Mini Genre s’est appuyé sur les Généralités du Protocole de Maputo, AGF Kingudi a son tour a parlé de « Cadre légal sur les avortements et la contraception en RDC » et lé colonel Eanga a exposé sur les » Mesures règlementaires sur la mise en œuvre de l’article 14.2.c du protocole de Maputo ».
Au sortir de cet atelier , l’un des
participants, Dieudonné Kongolo, procureur général près de la cours d’appel de Kasai, a dit qu’il est temps de sensibiliser et vulgariser ce protocole. » On a retenus que notre législation a évolué… Le dispositif existe déjà question qu’on prenne conscience et maintenant là, c’est plus la sensibilisation, la vulgarisation quand tous, nous allons rentrer dans nos ressorts respectif pour sensibiliser nos collaborateurs, la société civile, les activistes des droits de l’homme partenaires, etc. Je crois que ça va donner un plus à notre société en tous cas pour arrêter ces avortements clandestins qui est devenu comme un fléau ».
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
