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Kinshasa : Gentiny Ngobila refuse de lâcher le morceau et recourt au Premier ministre
Dans une correspondance adressée, depuis vendredi 12 janvier 2024, au Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, se réfère à la compétence chef du gouvernement pour instruire son vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur de rapporter sa décision de le suspendre qui « va mettre en mal la cohésion post-électorale voulue par tous ».
«Je n’ai pas connaissance de l’existence d’un acte juridique de suspension ou de révocation créant une vacance de poste de Gouverneur de la ville de Kinshasa et donnant droit à l’intérim…», a-t-il martelé d’entrée de jeu.
Tout en affirmant avoir découvert dans les réseaux, comme tout commun de mortel, que l’intérim à la tête de la Ville de Kinshasa a été au vice-gouverneur, le gouverneur suspendu révèle qu’à sa connaissance le patron de la Sécurité nationale est bien présent à Kinshasa pour signer un tel télégramme qui « est de nature à perturber le bon fonctionnement de la Ville de Kinshasa en cette période post- électorale ».
» L’autorisation des poursuites contre ma personne par l’Assemblée provinciale de Kinshasa revêt deux cas d’irrégularités suivants : premièrement, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, par son télégramme avait suspendu, au regard de la situation qui a prévalu dans le temps, toute initiative de convocation de plénière et/ou autre activité de l’Assemblée provinciale dans l’enceinte de l’hémicycle provincial et/ou à tout autre endroit de la Ville c’est-à-dire même les activités du Bureau sont interdites. Deuxièmement, au cas où l’Assemblée provinciale de Kinshasa devrait siéger normalement, il y a lieu de noter le non-respect du droit de la défense conformément à l’article 95 de son Règlement intérieur car je n’avais reçu aucune invitation et non plus, n’avais été entendu par le Bureau », a écrit Gentiny Ngobila.
Tout en rappelant que ledit message télégramme est consécutif aux irrégularités constatées par la CENI dans le cadre des élections législatives nationales, provinciales et des Conseillers municipaux, le gouverneur suspendu indique qu’il a exercé son droit de recours juridictionnel devant les instances compétentes. » Ce qui me fait bénéficier de la présomption d’innocence conformément à la loi », a-t-il conclu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET