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Kinshasa : FFJ proteste contre la rétention de l’information imposée aux bourgmestres

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Pour cette organisation, au même titre que certains gouverneurs de provinces, le ministre provincial de l’Intérieur de la capitale congolaise est un bourreau des citoyens pour son refus à laisser les gouvernants répondre aux questions de société des administrés.

L’organisation de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information, Freedom for journalist (FFJ), élève une vive protestation contre la rétention de l’information que le ministre local de l’Intérieur, Dolly Makambo, impose aux bourgmestres des communes de Kinshasa.

FFJ, qui cirent les informations qui lui sont parvenues, note que le ministre Makambo a interdit aux chefs des vingt-quatre communes de la capitale de passer dans l’émission « Le Débat », une tranche à forte audience et prisée par les Kinois, diffusée sur Top Congo. Cette émission, fait savoir l’ONG de défense de la liberté de la presse et du mamandroit à l’information, aborde le quotidien de cette mégapole dont 90% de la population vit au seuil de pauvreté.

Une émission tablant sur la redevabilité des autorités

« Le débat a inauguré une série d’émissions in situ dans les différentes communes où les bourgmestres sont en face de leurs administrés et font l’objet des questions à bâtons rompus sur la gestion de leurs municipalités », a expliqué FFJ.

Selon l’ONG, citant certains habitants de Kinshasa, la plupart des bourgmestres n’ont aucune attache avec le vécu de leurs populations et beaucoup d’autres attribuent, par contre, le fossé entre la gestion courante des communes et la population à l’indolence des autorités hiérarchiques au niveau de l’exécutif local. Dans cette initiative, la radio Top Congo voudrait promouvoir la redevabilité des gouvernants. « Il s’agit d’aider les citoyens à connaître comment leur milieu est géré au nom du principe de redevabilité qui caractérise toute société de démocratie. Au même titre que certains gouverneurs de provinces, le ministre provincial de l’Intérieur est un bourreau des citoyens pour son refus à laisser les administrants répondre aux questions de société des administrés », a écrit FFJ dans un communiqué du 24 juillet déposé aux médias. Sept bourgmestres sur les vingt-quatre étaient déjà passés à cette émission alors que les autres avaient souscrit pour leur passage.

Au niveau de la radio Top Congo, on regrette que le ministre ait directement saisi ce média, pour lui demander de ne plus faire passer les bourgmestres à cette tranche alors qu’il devrait plutôt donner injonction à ses collaborateurs pour ne plus participer à l’émission. Aussi la radio regrette-t-elle qu’aucun un autre grief ne soit avancé par le ministre Dolly Makambo, qui s’est même refusé de répondre à ses préoccupations pour justifier sa décision.

CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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