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Société

Kinshasa face aux déchets et inondations : Rebecca Lukilonga propose l’éducation environnementale comme solution durable

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Rebecca Lukilonga, ingénieure en environnement, a accordé, mercredi 22 avril à Kinshasa, une interview à CONGOPROFOND.NET autour du thème : « Défis environnementaux à Kinshasa : comprendre les causes et envisager des solutions durables ». Elle a insisté sur l’importance de l’éducation environnementale, appelant le gouvernement à intégrer cet enseignement dans le système scolaire, dès la maternelle.

Cela permettra « d’inculquer les bonnes valeurs sur la gestion des déchets dès le bas âge, favorisant ainsi la réduction des risques de pollution de l’environnement, tout en préservant les générations futures de l’incivisme environnemental devenu récurrent dans la capitale congolaise », a-t-elle déclaré.

Diplômée de Université de Kinshasa en assainissement et biodiversité, Rebecca Lukilonga Luboko est également formée en comptabilité carbone par le système forestier américain. Passionnée par ce domaine, elle a participé aux COP27, COP28 et récemment à la COP30. Elle a également contribué aux activités de l’African Wildlife Foundation avant d’occuper le poste de chargée de la durabilité sociétale et de la gouvernance chez InfraRose. Elle travaille actuellement au CIFOR sur le projet d’appui à la société civile dans le processus REIT.

CONGOPROFOND : Quelle est la situation environnementale actuelle à Kinshasa ?

Rebecca Lukilonga : Le principal problème de la situation environnementale à Kinshasa est la gestion des déchets. Je pense d’ailleurs que c’est la cause majeure des inondations. Il faut savoir que le plastique est non biodégradable : il met des milliers d’années à se dégrader dans le sol ou dans l’eau. Cela signifie qu’il persiste dans l’environnement. Aujourd’hui, si je jette une bouteille, elle restera longtemps dans la nature.

CONGOPROFOND : Quels sont les principaux obstacles à la mise en œuvre des solutions environnementales dans ce contexte ?

Rebecca Lukilonga : Le premier obstacle est notre mentalité. Ensuite, il y a le manque d’éducation environnementale. Si je ne sais pas qu’une bouteille ne doit pas être jetée n’importe où, cela devient un danger pour l’environnement. Chaque citoyen doit comprendre que ses déchets doivent être jetés dans une poubelle.

CONGOPROFOND : Que proposez-vous concrètement pour sensibiliser les citoyens à Kinshasa ?

Rebecca Lukilonga : Pour ma part, je travaille sur un projet visant à introduire l’éducation environnementale dans le système éducatif  congolais. Il faudrait intégrer ce cours dans les programmes scolaires, notamment en maternelle et au primaire, afin d’inculquer aux enfants de bonnes pratiques de gestion des déchets et de réduire les risques sanitaires dans notre environnement.

Propos recueillis par Winnie Dina, stagiaire UCC

Société

JIT à Butembo : le FAT mobilise la population pour la protection de la terre, appelant à une responsabilité collective face aux défis de l’environnement

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La Journée internationale de la terre a été célébrée ce mercredi 22 avril 2026 à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, par le Forum des amis de la terre (FAT). L’événement s’est tenu sous le thème « Notre terre, notre planète ! », mettant l’accent sur la responsabilité collective face à l’environnement.

Le coordonnateur régional du FAT, Me Dimanche Kinyamwanza, a souligné que cette journée dépasse le simple cadre commémoratif. Selon lui, elle constitue surtout un moment d’actions concrètes et d’engagement en faveur d’une coexistence harmonieuse avec la nature, considérée comme une maison commune à préserver.

Il a insisté sur le rôle de la terre comme une « mère nourricière » qui protège et soutient la vie humaine. Il a averti que toute atteinte à son équilibre entraîne des conséquences visibles, appelant ainsi à une prise de conscience collective.

À cette occasion, le FAT a adressé un cahier de charges à l’autorité urbaine de Butembo. Ce document recommande notamment l’implication des autorités dans les initiatives locales de protection de l’environnement, la gestion des déchets, la sensibilisation des populations et la protection des droits fonciers.

Le représentant du maire, le chef de division urbaine de la mairie de Butembo, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, a réceptionné ce cahier de charges. Il a salué l’initiative du FAT, tout en réaffirmant l’importance de la protection de l’environnement pour garantir un cadre de vie sain et harmonieux.

Il a appelé la population à adopter une gestion rationnelle des écosystèmes et à renforcer la sensibilisation écologique. Il a également encouragé les habitants à devenir des « amis de la nature » et à planter des arbres dans chaque parcelle.

La journée s’est clôturée par une caravane de sensibilisation et une activité de plantation d’arbres dans plusieurs établissements scolaires, notamment les écoles primaires Wapole, Vutetse, Kabasali ainsi que l’Institut Matumaini, marquant ainsi un engagement concret pour la protection de l’environnement.

Dalmond Ndungo

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