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Kinshasa : Du gaz lacrymogène pour disperser des médecins ayant barricadé les avenues Huilerie et colonel Ebeya !

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Un embouteillage monstre a régné ce mercredi 21 septembre aux environs de 13 heures au croisement des avenues Huilerie et colonel Lukusa. Et pour cause ! Des médecins vêtus en tenue de service ont barricadé la route pour protester contre l’indifférence des autorités face à leurs revendications exprimées depuis plusieurs mois. 

Intervenant pour décanter la situation, les forces de la police congolaise ont rencontré la résistance des manifestants. Elle ont dû recourir aux gaz lacrymogènes afin de les disperser.

Bloqué durant près d’une heure, l’avenue colonel Lukusa a difficilement repris son trafic grâce à l’implication des éléments de la police.

Au cœur du conflit, convient-il de rappeler, c’est la mise en œuvre de l’accord signé entre les syndicalistes et le gouvernement le 3 août 2021 sur les conditions de travail des médecins. Les blouses blanches exigent, entre autres, des indemnités de transport et de logement, telles que négociées.

De son côté, le gouvernement a annoncé l’organisation dans les prochains jours d’un atelier dit d’harmonisation des vues pour permettre de finaliser le dialogue et d’éviter la paralysie du secteur sanitaire.

Notons que la grève persiste dans les hôpitaux publics tant à Kinshasa que dans le Congo profond. A l’hôpital général de Kinshasa( ex Mama Yemo), les lits de plusieurs salles de soins sont remplis de patients. Les quelques médecins présents font le tour et se relaient depuis près de deux mois pour tenir le service.

Rappelons que les organisations des médecins désignent le gouvernement comme responsable de cette situation.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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