Société
Kinshasa : Des poids lourds de plus de 20 tonnes toujours visibles dans la journée malgré l’interdiction officielle
Annoncée avec fermeté par le Ministère provincial des Transports et Mobilité urbaine, la mesure interdisant la circulation diurne des véhicules de plus de 20 tonnes à Kinshasa semble encore timidement respectée. Malgré son entrée en vigueur prévue dès le mercredi 21 mai 2025, plusieurs camions poids lourds ont été aperçus en pleine activité dans les rues de la capitale.
Constat sur le terrain
L’un de nos reporters a observé ce jeudi matin, sur l’avenue Kasa-Vubu, deux camions de 20 tonnes en train de décharger du ciment, en violation directe du Communiqué officiel n° 044/2025, signé par le ministre Amisso Yoka Lumbila Bob. Selon ce document, seuls les véhicules concernés par cette catégorie sont autorisés à circuler entre 22h00 et 05h00.
La scène n’est pas isolée. Sur plusieurs artères de Kinshasa, notamment les grandes avenues comme Kasa-Vubu, la circulation des camions transportant des matériaux de construction et autres marchandises lourdes reste visible en pleine journée, suscitant des interrogations légitimes.
Cette situation soulève une question fondamentale : les mesures annoncées sont-elles réellement appliquées ? Le communiqué précise pourtant que des sanctions strictes sont prévues pour tout contrevenant. Pourtant, sur le terrain, l’impression d’un laisser-aller ou d’un manque de suivi prédomine.
Rappel des décisions en vigueur
Pour mémoire, en plus de l’interdiction de jour pour les camions de plus de 20 tonnes, les autorités avaient également levé une autre mesure antérieure concernant la circulation alternée selon les plaques d’immatriculation paires et impaires. Désormais, tous les véhicules légers peuvent circuler librement, sans contrainte liée à leurs plaques, à l’exception des véhicules de transport lourd, qui doivent se conformer aux horaires de nuit.
Dorcas Mwavita/CongoProfond.net
Société
Ebola à Butembo : les tenanciers d’hôtels appelés à revoir leurs méthodes d’accueil et d’orientation des clients
Les tenanciers d’hôtels de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, ont été sensibilisés, vendredi 12 juin 2026, aux risques liés à l’accueil des visiteurs dans un contexte marqué par la résurgence de la maladie à virus Ebola. Cette séance de sensibilisation s’est tenue dans la grande salle de l’Hotel Butembo, à l’initiative du chef du service urbain du Tourisme, Kambasu Matembela.
À cette occasion, ce dernier a invité les responsables d’établissements hôteliers à adapter leurs pratiques d’accueil et d’orientation des clients afin de prévenir tout risque de propagation de la maladie.
« J’ai invité les représentants du secteur de la santé, notamment ceux de la Division provinciale de la santé (DPS), afin qu’ils présentent la situation actuelle de l’épidémie. Ils ont expliqué les dangers auxquels les hôteliers sont exposés, étant donné qu’ils reçoivent des visiteurs venant de différentes localités. Il est donc important qu’ils sachent comment gérer, surveiller et orienter leurs clients dans ce contexte sanitaire particulier », a déclaré Kambasu Matembela.
Les opérateurs du secteur hôtelier ont ainsi été appelés au strict respect des mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires ainsi qu’aux différentes directives édictées par les autorités provinciales pour lutter contre Ebola, souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’est encore disponible.
Le chef du service urbain du Tourisme a également exhorté les responsables d’hôtels à ne pas confondre établissements hôteliers et maisons de tolérance, soulignant que ces dernières peuvent constituer des foyers potentiels de propagation de la maladie. Il a, à cet effet, annoncé le déploiement prochain d’une mission de contrôle et d’identification sur le terrain.
Par ailleurs, deux nouvelles zones de santé du Nord-Kivu ont récemment enregistré des cas liés à cette 17ᵉ épidémie d’Ebola. Il s’agit des zones de santé de Vuhovi et de Masereka. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La zone de santé de Katwa demeure l’épicentre de l’épidémie avec une dizaine de cas enregistrés. La prise en charge des malades se poursuit à travers les Centres de traitement d’Ebola (CTE) mis en place dans les différentes zones concernées.
Dalmond Ndungo/Congoprofond.net
