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Kinshasa : Déo Bizibu appelle la jeunesse de l’UDPS à plus de rigueur et de discipline
Ce vendredi, la salle Ozi de Kasa-Vubu a vibré au rythme de la jeunesse militante de l’UDPS-Tshisekedi, réunie pour célébrer la Journée de la Jeunesse du parti sous le thème : « Une jeunesse unie pour la bonne gestion du parti et du pays ».
Loin d’un simple rendez-vous symbolique, cette journée a constitué un espace de réflexion, de redéfinition des responsabilités et de consolidation des valeurs fondatrices de l’engagement politique à l’UDPS. Jeunes cadres, militants, dirigeants et sympathisants ont répondu présents dans une atmosphère de sérieux, de solidarité et de vision.
Un appel à la conscience historique
Le Dr Emmany Dioko, président national de la jeunesse, a ouvert les travaux par un discours galvanisant, exhortant les jeunes à cultiver cohésion et loyauté. Il a rappelé que l’histoire de l’UDPS est avant tout celle d’un peuple en lutte pour la démocratie, et que la jeunesse ne peut s’y inscrire sans discipline ni engagement collectif.
L’État de droit comme socle
À sa suite, Déo Bizibu Balola, Secrétaire général a.i. du parti, a martelé l’importance de revenir aux fondements : État de droit, justice et responsabilité. Citant l’article 26 des statuts, il a précisé les modalités de gestion de l’intérim à la présidence, plaidant pour plus de rigueur dans la sélection des cadres : « L’UDPS vaut ce que valent ses dirigeants », a-t-il souligné.
Le respect des textes comme boussole
De son côté, Banu Seya, président de la Convention Démocratique du Parti (CDP), a rappelé avec fermeté que le respect scrupuleux des textes statutaires demeure un impératif. Les articles 29 et 50, relatifs à la place de la Ligue des jeunes dans l’architecture du parti, ont été mis en avant comme gage de continuité et de relève politique.
Un pacte générationnel pour demain
La journée s’est clôturée sur une note d’engagement : la jeunesse de l’UDPS a renouvelé son serment de défendre les idéaux du parti et de porter haut les couleurs de la démocratie. Une jeunesse unie, instruite, disciplinée et combative, voilà la vision affirmée pour l’avenir.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
