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Kinshasa : Claude Mbuyi élu nouveau président du Conseil National de la Jeunesse

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Au terme d’une élection organisée dans la commune de Nsele dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025, Claude Mbuyi a été élu président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) pour un mandat de trois ans. Il succède à William Mukambila, dont le mandat avait expiré depuis août 2024.

Ces élections se sont tenues à l’issue d’une assemblée générale convoquée du 28 au 30 août par la ministre de la Jeunesse. Deux points majeurs figuraient à l’ordre du jour : l’adoption du règlement d’ordre intérieur et du manuel de procédures administratives et financières du CNJ, ainsi que l’élection du nouveau bureau national.

Ingénieur agronome de formation et ancien secrétaire exécutif du comité sortant, Claude Mbuyi a promis de militer « sans relâche pour l’insertion socio-économique digne de la jeunesse congolaise ».

Déjà le 22 août, lors de l’annonce officielle de sa candidature, le nouvel élu avait affirmé vouloir répondre « à l’appel de ses pairs jeunes » et mettre son expérience au service du développement du CNJ.
« Non pas comme un titre ou un privilège, mais comme un levier pour servir la jeunesse avec intégrité et impact sur l’échiquier national et international », avait-il déclaré.

Détenteur d’un Master professionnel en ressources naturelles, Claude Mbuyi est ingénieur agroforestier, formateur, auteur et écrivain engagé dans le développement durable, la bonne gouvernance et le leadership transformationnel. Son dernier ouvrage, paru en 2024, s’intitule Vers une Gouvernance et un Leadership Alternatifs des Organisations de Jeunes en RDC.

Militant depuis son adolescence dans les organisations de jeunes, il a occupé plusieurs responsabilités jusqu’à devenir secrétaire exécutif du CNJ. Sur la scène africaine et internationale, il a représenté la jeunesse congolaise, notamment lors de forums régionaux et à la tribune des Nations unies à New York, où il a dénoncé l’agression du pays par le Rwanda.

Le Conseil National de la Jeunesse se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, entre un passé jugé peu reluisant et un avenir porteur d’espoir. Les observateurs estiment que l’institution a désormais besoin de dirigeants technocrates, républicains et patriotes, capables de recentrer son action sur les véritables préoccupations de la jeunesse congolaise.

Avec l’élection de Claude Mbuyi, les attentes sont grandes pour que le CNJ retrouve son rôle de catalyseur des ambitions de la jeunesse et de partenaire crédible dans l’élaboration des politiques publiques.

Dorcas Mwavita

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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