Société
Kinshasa : Chauffeurs et receveurs ont unilatéralement haussé les prix du transport en commun
La mobilité des Kinois d’un endroit à un autre devient de plus en plus compliquée. Elle augmente de jour en jour, selon le gré des chauffeurs et receveurs.
Alors que le dernier réajustement officiel de la grille tarifaire remonte à mars 2023, les chauffeurs continuent, pour leur part, de fixer le prix au mépris de la décision des autorités urbaines compétentes. Par exemple, la course Gombe/arrêt Sabena jusqu’à Debonhomme coûte 3000 FC, voire 4000 FC. Le prix de la ligne Rond-point Ngaba-SainteThérèse est fixé à 2000 FC, voire 2500 FC.
Ne sachant plus à quel saint se vouer, la population constate l’augmentation quotidienne des prix de course, selon les endroits et les heures.
Outre cette difficulté de transport, il s’observe une hausse vertigineuse du phénomène « Demi-terrain » qui permet aux automobilistes véreux de gagner plus d’argent en réduisant les trajets et multipliant les prix des courses.
Le point culminant de ce capharnaüm est à retrouver du côté des conducteurs des motos qui se frottent les mains en doublant, voire triplant carrément les prix des transports.
Tout aussi remontés, certains passagers préfèrent marcher à pied dans l’espoir de trouver un transport moins coûteux.
Notons que les conducteurs justifient ce phénomène par le fait que le prix du carburant a été sensiblement revu à la hausse, le mauvais état des routes qui défavorisent la circulation normale des véhicules, les embouteillages qui ralentissent le rythme de leur travail et surtout les tracasseries des agents de la police chargés de réguler la route.
Face à la hausse spectaculaire des prix du transport en commun, la population interpelle les autorités et leur demande de prendre rapidement des mesures urgentes pour soulager son quotidien.
Olivia Liaki( Stagiaire UCC)/CONGOPROFOND.NET