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Société

Kinshasa : Chauffeurs et receveurs ont unilatéralement haussé les prix du transport en commun

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La mobilité des Kinois d’un endroit à un autre devient de plus en plus compliquée. Elle augmente de jour en jour, selon le gré des chauffeurs et receveurs.

Alors que le dernier réajustement officiel de la grille tarifaire remonte à mars 2023, les chauffeurs continuent, pour leur part, de fixer le prix au mépris de la décision des autorités urbaines compétentes. Par exemple, la course Gombe/arrêt Sabena jusqu’à Debonhomme coûte 3000 FC, voire 4000 FC. Le prix de la ligne Rond-point Ngaba-SainteThérèse est fixé à 2000 FC, voire 2500 FC.

Ne sachant plus à quel saint se vouer, la population constate l’augmentation quotidienne des prix de course, selon les endroits et les heures.

Outre cette difficulté de transport, il s’observe une hausse vertigineuse du phénomène « Demi-terrain » qui permet aux automobilistes véreux de gagner plus d’argent en réduisant les trajets et multipliant les prix des courses.

Le point culminant de ce capharnaüm est à retrouver du côté des conducteurs des motos qui se frottent les mains en doublant, voire triplant carrément les prix des transports.

Tout aussi remontés, certains passagers préfèrent marcher à pied dans l’espoir de trouver un transport moins coûteux.

Notons que les conducteurs justifient ce phénomène par le fait que le prix du carburant a été sensiblement revu à la hausse, le mauvais état des routes qui défavorisent la circulation normale des véhicules, les embouteillages qui ralentissent le rythme de leur travail et surtout les tracasseries des agents de la police chargés de réguler la route.

Face à la hausse spectaculaire des prix du transport en commun, la population interpelle les autorités et leur demande de prendre rapidement des mesures urgentes pour soulager son quotidien.

Olivia Liaki( Stagiaire UCC)/CONGOPROFOND.NET

Société

Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs

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En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.

Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.

L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.

Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.

Blaise ABITA

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