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Kinshasa : Chaque Commandant de sous ciat gagne 900.000 FC mois et 10.800.000 de CDF par année pour le parkings payant (Éstimation)

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Il est 22h00, heure de Kinshasa, Poro Sodios, taximan de son état a fini son service.

Il va déposer son bus Mercedes 207 appelé « Esprit de mort » près du marché Makolo Ngulu au quartier Kauka dans la commune de Kalamu, au sous commissariat Kauka de la police nationale congolaise.

Sur place, il paie 3000 Francs congolais et reçoit son jeton de la part d’un agent de l’ordre placé exclusivement pour ce service.

Un registre est aussi tenu où est enregistré les noms de tous les propriétaires et les types des véhicules stationnés.

Comme on vient de le voir, plusieurs sous-commissariats de la ville-province de Kinshasa sont transformés en parkings, garages et dépotoirs où des privés viennent garer leurs voitures pour les récupérer le matin moyennant quelque chose.

Sur ces parkings payants, on y trouvent aussi des voitures tombées en panne et abandonnées par leurs propriétaires depuis plusieurs mois hormis les kiosques et autres biens d’autrui confisqués pour diverses raisons dont le petit commerce sur la voie publique ou la vente ambulante.

Par manque de parkings publics et privés à travers la ville, les commandants des sous-commissariats de police ont eu l’idée de se faire beaucoup d’argent en transformant les abords de leurs lieux de travail en parking sous la bénédiction de leur hiérarchie.

Et comme conséquence, obstruction de voies de passage pour véhicules, rendant ainsi difficile la circulation par rétrécissement des artères alors que ces derniers sont déjà envahies par des garages pirates et des véhicules abandonnés.

Cette situation est connue de toutes les autorités mais aucune solution adéquate n’a été envisagée.

Il faut savoir que les commandants de commissariats et des districts touchent eux aussi une commission dans ce business lucratif sur chaque véhicule.

C’est pourquoi l’on assiste à une multiplication des sous commissariats dans plusieurs quartiers de la capitale.

Avec une moyenne de 400 sous commissariats enregistrés en 2019, selon l’administration de la PNC, aujourd’hui, on est à plus de 600 dont certains ne sont même pas reconnus officiellement.

À ce sujet, la cellule budgétaire de la Police affirme qu’aucune somme n’est perçue par les caisses de la police ni par le trésor public provenant de cette activité. Il s’agit donc, d’un « arrangement entre les agents de la Police et les propriétaires des véhicules».

Si on prend par exemple, 10 bus Mercedes 207 pour un sous-commissariat et que chaque propriétaire verse 3000 Fc au commandant par jour pour les frais du parking, il apparait clairement que par jour, chaque sous commissariat gagne au maximum 30.000 Fc par jour et si on multiplie par 30 jours du mois, on a 900.000 Fc par mois et 10.800.000 de CDF par année.

Un manque à gagner énorme pour le trésor public.

La question des Sous-ciats transformés en garages doit être prise au sérieux par les autorités mais malheureusement, le général Sylvano kasongo, commissaire provincial de la ville de Kinshasa, est hélas très apathique sur cette question.

Et pour savoir que vous êtes non loin d’un sous ciat de la police à Kinshasa, dès que vous constatez qu’il y a un grand nombre de véhicules en stationnement sur la chaussée et un couloir des terrasses sachez qu’un poste de la police se trouve aux encablures.

Le parking des véhicules avec perception des fonds et l’autorisation des activités telles que les marchés pirates et les terrasses sont les tâches préférées des commandants des sous ciat du général Kasongo.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville

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Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés

Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.

Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés

C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.

Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.

« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.

Un appel à la solidarité locale

L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.

588 réfugiés officiellement enregistrés

Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.

Une inquiétude croissante dans la population

Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.

Les autorités provinciales à pied d’œuvre

Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.

Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET 

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