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Société

Kinshasa : arrestation d’un « Wewa » kidnappeur-violeur des jeunes filles !

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Les forces de la police nationale ont mis la main sur un conducteur de taxi moto, communément appelé « Wewa », reconnu pour ses actes de kidnapping et viol des jeunes filles.

Dans une vidéo diffusée par le commissariat provinciale de la police, ville de Kinshasa, Kabeya Lufuluabo Junior reconnaît avoir été arrêté pour des actes d’enlèvement des jeunes filles. Il avoue exiger une rançon avant la remise en liberté de ses victimes.

Selon le rapport de la Police, Kabeya interpelle les jeunes filles au sortir des magasins ou boutiques avec prétexte d’avoir remis de faux billets après achats des biens. Ensuite, il les amène pour les séquestrer dans des endroits inconnus pour les violer. Enfin, il s’arrange pour exiger une rançon aux familles de ses proies. Il reconnaît même être responsable d’enlèvement de 3 jeunes filles de 13, 15 et 18 ans prises successivement à Kintambo, Kalamu et Gombe. Il les a séquestrées, droguées, violentées puis libérées après paiement de 450$ !

« J’ai déjà kidnappé 3 filles. Une, je l’ai prise à Kintambo, je l’ai relâchée à Bandal. L’autre à Kauka (Kalamu), je l’ai relâchée à Limete et la dernière au Grand Marché, pour la jeter à Kinkolé. La dernière de Kinkole, je l’avais violeé», a-t-il déclaré.

Selon notre source policière, c’est grâce à une dénonciation d’un changeur de monnaie que le kidnappeur a été arrêté et conduit à l’Etat Major Général du Commissariat provincial de Kinshasa afin que justice soit rétablie.

Rappelons-le, depuis quelques temps, Kinshasa a enregistré un nombre record d’enlèvements dont les responsables sont soit des Wewa ou encore des taximen roulant dans des » ketchs ».

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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