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Kinshasa : 4 bourgmestres suspendus
Quatre bourgmestres viennent d’être suspendus avec action disciplinaire par le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka. Il s’agit de Bourgmestres Rossy Kiwa de la commune de Kinshasa, Augustin NKAMA de la commune de la N’sele, Anto Longange de la commune de Matete ainsi que Mme Brigitte Mwalukye de la commune de Lingwala.
Il est reproché à ces autorités municipales de la non implication dans les travaux d’assainissement de leurs juridictions respectives, suivant les instructions données par l’autorité urbaine.
Il faut noter que depuis un bon moment, le premier citoyen de la ville de Kinshasa a pris l’habitude de faire des rondes nocturnes afin de se rendre compte personnellement des travaux d’assainissement qui s’effectuent à travers chaque commune sous la direction des bourgmestres.
Par ailleurs, il faut retenir que la mesure de suspension avec action disciplinaire décidée par l’autorité urbaine est prise à titre conservatoire et donne 20 jours aux chefs des municipalités frappés par cette mesure pour justifier leur comportement qualifié de laxisme.
L’opinion retiendra que le Gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka a toujours signifié, au cours de différents échanges avec les bourgmestres, qu’il ne gère aucune commune. D’où les bourgmestres, gestionnaires au quotidien des communes, devaient s’impliquer dans les travaux d’assainissement, un volet important du programme Kinshasa Bopeto.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
