Actualité
Kinkole : Un “marché du sexe” à l’hôpital ? La vidéo qui scandalise Kinshasa !
À Kinshasa, une controverse d’ordre sanitaire et social agite l’opinion après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dénonçant des pratiques présumées de prostitution au sein de l’Hôpital général de Kinkole, situé dans la commune de Nsele, à l’est de la capitale.
Un signal d’alerte venu du personnel soignant
Dans cette séquence devenue virale, des femmes du corps soignant expriment leur indignation face à ce qu’elles qualifient de dérive grave au sein d’un établissement public de santé.
L’une d’elles, visiblement bouleversée, appelle les autorités à intervenir « en urgence » pour mettre fin à une situation qui, selon elle, porte atteinte à la dignité du cadre hospitalier et à l’éthique professionnelle.
Contexte : déplacement et relogement provisoire
Selon les témoignages relayés, ces faits impliqueraient des femmes originaires de Pakadjuma, récemment déplacées de la zone de Socopao vers un site provisoire à proximité du CNPP, non loin de l’hôpital.
Ce déplacement, intervenu après des opérations d’assainissement urbain, aurait créé un contexte de précarité propice à des activités informelles.
Des accusations graves à vérifier
Les allégations évoquent l’existence d’un « marché du sexe » à très bas coût impliquant certains membres du personnel masculin. Toutefois, aucune confirmation officielle n’a, à ce stade, été apportée par les autorités sanitaires ou municipales. La prudence s’impose donc quant à l’authenticité et à l’ampleur réelle des faits.
Réactions et enjeux
Pour les soignants, au-delà de la question morale, c’est l’image même de l’institution hospitalière qui est en jeu. Un hôpital, rappellent-ils, doit demeurer un sanctuaire de soins, de rigueur et de respect des normes éthiques.
La diffusion de la vidéo, également transmise à la rédaction de Congoprofond.net, a amplifié la pression sur les autorités urbaines, invitées à diligenter une enquête et à prendre des mesures appropriées.
Vers une intervention des autorités ?
Face à l’émoi suscité, plusieurs voix appellent à une action coordonnée entre les services de santé, les autorités locales et les structures sociales, afin de :
vérifier les faits de manière rigoureuse ;
sécuriser l’enceinte hospitalière ;
encadrer les populations déplacées dans des conditions dignes.
Cette affaire met en lumière les tensions entre précarité sociale, gestion urbaine et préservation des institutions publiques. Dans l’attente d’éléments officiels, elle pose une question essentielle : comment protéger à la fois la dignité humaine et l’intégrité des espaces de santé dans un contexte de vulnérabilité accrue ?
Affaire à suivre.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Sports
Le ministère des Sports réfute fermement les accusations financières liées au partenariat avec l’AS Monaco
Le ministère des Sports et Loisirs de la République démocratique du Congo a officiellement démenti, mercredi 18 février 2026, les informations relayées par le média français L’Équipe faisant état de soupçons de détournement et de blanchiment d’argent autour du partenariat conclu avec le club de football de l’AS Monaco.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction Congoprofond.net, le ministère qualifie ces allégations de non fondées.
L’institution dirigée par le ministre Didier Budimbu précise que la transmission d’une plainte par le Parquet national financier aux autorités monégasques ne constitue en aucun cas une procédure judiciaire ouverte contre le gouvernement congolais. Elle insiste sur le fait que cette démarche, présentée comme administrative, « ne saurait être assimilée ni à une mise en examen, ni à une reconnaissance de faits répréhensibles ».
Face aux accusations évoquant des irrégularités financières, le ministère affirme rejeter catégoriquement toute implication dans des actes de détournement, de corruption ou de blanchiment. Il soutient que le partenariat avec l’AS Monaco a été validé par les instances gouvernementales compétentes et mis en œuvre conformément aux règles contractuelles, budgétaires et financières en vigueur.
Au-delà de cette controverse, Didier Budimbu réaffirme l’engagement de son ministère à poursuivre la mise en œuvre de la politique sportive nationale avec rigueur et responsabilité. Les autorités rappellent que la qualification de la sélection congolaise à la Coupe du monde demeure une ambition majeure, au cœur des priorités du gouvernement pour le rayonnement du sport et de l’image de la RDC.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
