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Kimpese : La circulation est bloquée sur la nationale n°1
Des manifestations ont éclaté ce matin du jeudi 28 mars à la suite de l’assassinat d’un motard hier par un militaire de la garde républicaine. Les manifestants sont principalement des motards et des membres de la famille de la victime.
Pourtant, hier soir, l’Administrateur assistant de Songololo a appelé la population au calme.
Malgré l’appel des autorités politico-administratives, des pneus ont été brûlés sur la voie publique afin de bloquer toute circulation des véhicules et des personnes à Kimpese.
« Trop c’est trop . Les motards ne sont pas du bétail qu’on peut abattre à tout moment, que ce soit par les forces de sécurité ou par des individus armés non identifiés« , confie une femme politique à congoprofond.net.
Et d’ajouter : « La recrudescence de l’insécurité dans le Kongo central nous inquiète au plus haut point. Je tiens à vous informer que cette situation est également amplifiée par les éléments de l’ordre qui sont censés protéger les personnes et leurs biens. Hier, un motard a été abattu, et aujourd’hui, un homme d’une quarantaine d’années vient d’être tué à Kwilu-ngongo, toujours par un agent de sécurité. Où allons-nous dans cette province ? »
Mfumu DIASILUA K. / CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
