Actualité
Kimpese brûle toujours : 3 morts et 2 maisons saccagées ce mardi
Au total, trois personnes viennent de tomber, le mardi 30 janvier 2024 à Kimpese, suite à la situation sécuritaire du moment, marquée par des manifestations de la population qui exige le départ de l’administrateur du territoire. Il s’agit de deux policiers et d’un civil, pris à partie par les manifestants.
En effet, malgré les appels au calme lancés par les autorités et natifs de Kimpese, la situation reste tendue.
Vengeant la mort leurs frères tombés lors de la répression de la police, les habitants du quartier IV, cellule de Madiadia, ont pris d’assaut deux sous-ciat, implantés dans cette partie de l’ex cité de Kimpese et où ils ont réussi à capturer deux policiers qu’ils ont tué, se faisant une justice populaire.

Et comme cela ne suffisait pas, vers 15heures, c’était le tour du quartier III de se faire justice. Un jeune homme d’une trentaine d’années, soupçonné collaborateur des policiers, a lui aussi été lynché sauvagement par les jeunes et a succombé.
En outre, peu avant l’arrivée à Kimpese du Ministre provincial de l’intérieur, Papy Mambo, deux maisons, dont l’une appartenant au major Zizi de la PCR, ont été incendiées et pillées systématiquement, par les manifestants.
De son côté, le député national, élu de Songololo, Wameso, fustige l’utilisation disproportionnée des armes létales contre la population par la police et appelle au calme.
Signalons que selon certaines indiscrétions, une unité d’intervention rapide est attendue afin de maîtriser la situation.
» Faire appel à une police plus professionnelle ne va pas résoudre l’épineux problème, plutôt l’empiré. Il aurait fallu qu’une autorité civile comme le Gouverneur vienne sur place, pour prendre langue avec les manifestants « , a confié un habitant de Kimpese à la rédaction de CONGOPROFOND.NET.
Bref, rappelons que depuis quelques jours, la population de Kimpese est montée au créneau pour exiger du Gouvernement, le départ de l’administrateur du territoire, vu certains abus constatés dans son chef.
Mfumu DIASILUA K. /CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
