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Kidnappings à Kinshasa : témoignage poignant de Corinne Yaone sur les taxis jaunes !

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L’insécurité continue à battre son plein dans la ville province de Kinshasa. Plusieurs temoignages confirment la multiplication des cas d’enlèvements par des faux taxis jaunes appelés communement ” Ketch.” Dans le lot des victimes, la journaliste du quotidien Le Phare Dorcas Nsomwe et l’avocate Mireille Nghowa, toutes deux enlevées il y a quelques jours sur le boulevard du 30 juin à Gombe.

Suivez le témoignage poignant de Corinne Yaone, une victime des faux taximen, sur sa page Facebook:

” J’aimerais partager avec vous ce qui m’est arrivée mardi aux alentours de 18h !
J’ai été victime d’un enlèvement sur Batetela à destination de Kintambo magasin, un taxi jaune avec 4 personnes déjà à bord dont le chauffeur, un jeune homme à côté de lui et derrière une fille et un garçon. Tous pouvaient avoir une trentaine d’années.

Le taxi s’est arrêté devant moi et la fille se pousse au milieu pour que je prenne place.

Arrivé au niveau du pont de Utexafrica, j’ai vu les vitres monter et les portières se bloquer automatiquement.

Dorcas Nsomwe, journaliste victime d’un enlevement


Directement, la fille au milieu s’est penchée vers l’avant pour laisser l’accès à celui du coin de pouvoir me frapper.

Celui de devant a échangé sa place avec la fille pour me mettre au milieu et a commencé à m’étrangler. En même temps, je reçois de coups de poing au visage. Malgré ça, je suis restée calme et évitant toute panique.

Aussitôt, l’un d’eux a pris ma tête et l’a mis sur ses cuisses tout en mettant sa main sur ma gorge pour m’empêcher de respirer.

Puis, celui qui etait au volant me demande si je m’appelais Niclette et si j’avais un tatouage au dos.
Il me dit qu’il est du service de renseignement. Je lui ai repondu que ce n’était pas moi tout en ayant la tête sur les cuisses de l’autre.
Sa main gauche m’empêchait de voir leurs visages et l’autre me tenait à la la gorge pour m’empêcher de respirer et de crier.

Celui qui était à ma droite a pris mon sac et a demandé combien d’argent j’avais en francs et en dollars et mon mot de passe MPESA. Ils ont pris 190 dollars et 50.000fc, mon téléphone tout en me donnant des gifles.

Ma tête toujours baissée sur les cuisses de l’un d’eux et ma main gauche sous ses pieds pour m’empêcher de me défendre.

Nous sommes restés dans cet état au moins une heure et nous continuons à circuler dans le véhicule sans savoir où on allait.
Je leur ai supplié en disant que j’avais un bébé et que je devais aller l’allaiter. Je ne faisais que le répéter et puis l’un d’eux demande qu’on me soulève le vêtement pour voir si j’avais un tatouage au dos.

Ils n’ont pas arrêté de me menacer et dire qu’ils allaient me violer.

Au bout d’une heure, ils ont accepté de me relâcher et m’ont demandé de ne pas paniquer en descendant, sinon ils vont me tuer. Je leur ai promis de ne faire aucun bruit et que pour moi l’essentiel était de descendre saine et sauve.

Ils se sont arrêtés sur l’avenue de la Justice devant Africell et m’ont ordonner de descendre.

Je suis descendu sans crier et sans faire du bruit. Voilà en bref !

Je suis encore sous le choc et voilà presque 2 nuits que je ne trouve pas le sommeil. J’ai eu peur pour mes enfants, mais Dieu merci je suis là ! J’ai fait ma sim blanche hier mardi et Vodacom confirme qu’ils ont même fait le retrait à 22h15 de 12 dollars que j’avais sur mon compte via une sim agent mais pour avoir plus de détails, je devrais porter plainte !”.

Le ministre provincial de la Sécurité, Dolly Makambo, est appelé d’urgence à prendre des dispositions pour que ces enlèvements puissent cesser.

Notons que le commissariat provincial de la police de Kinshasa a recemment dévoilé les visages de 5 personnes considérées comme des bandits opérant sur des faux taxis jaunes.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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