Connect with us

À la Une

Kidnappings à Kinshasa : Le ministère public révèle l’identité du cerveau derrière ce réseau criminel

Published

on

Elles sont une vingtaine, ces personnes soupçonnées de commettre des enlèvements à Kinshasa. spécialistes en kidnapping à l’aide des voitures, ces personnes arrêtées comparaissent devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Après la première audience qui a eu lieu à l’enceinte du ministère de l’Intérieur dans la commune de Lingwala, la deuxième audience dans cette affaire se poursuit. Ce mercredi 5 juillet, le tribunal a poursuivi avec l’identification des prévenus qui n’étaient pas identifiés à l’audience précédente.

Les prévenus sont poursuivis pour des infractions d’association de malfaiteurs, enlèvements, vols avec violence. « …il s’agit d’une bande organisée ayant à sa tête Monsieur Ngala Lumamba Pidou Christian alias Big Boy, identifié comme cerveau moteur. D’autres membres du réseau en fuite sont recherchés par les services de sécurité. C’est depuis des années que d’une façon ou d’une autre, ils participent à ces enlèvements. Vous verrez qu’il y a une répartition des tâches dans leur modus operandi, dans des enlèvements, les placements dans les véhicules et également dans les vols récurrents des motos… », a déclaré le ministère public.

Quelques victimes de ces enlèvements se constituent parties civiles et racontent les déroulements des infractions commises à leur encontre ou contre leurs proches. La population a assisté à ces récits, choquée par la cruauté des faits rapportés.

Les habitants de Kinshasa assistent ces derniers jours à des enlèvements et des vols au bord des transports en commun. Certains auteurs présumés de ces actes ont été arrêtés, puis présentés au ministère de l’Intérieur. Leurs images ont fait le tour des réseaux sociaux.

Il faut noter que le phénomène kidnapping à Kinshasa ne date pas d’aujourd’hui. Deja en 2018, les services de sécurité avaient initié des recherches pour retrouver un certain Anour André Mukoko et sa bande, réputés pour l’enlèvement des paisibles citoyens à l’aide des voitures-taxi. Après un simulacre d’accalmie, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur principalement à Kinshasa. L’opinion craint que la bande à Anour André Mukoko en cavale depuis 2018 refasse surface et cause du tort aux paisibles citoyens. Les services de sécurité sont ainsi invités à redoubler la vigilance. Les services de sécurité rassurent que tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver les fugitifs.

Présumé chef de bande des kidnappeurs recherchés depuis 2018

Prévenus identifiés

Les présumés auteurs des enlèvements à Kinshasa comparaissent devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, depuis mardi 4 juillet à l’esplanade du ministère de l’Intérieur. Le tribunal a poursuivi ce mercredi 5 juillet, avec l’identification des prévenus qui n’étaient pas identifiés à l’audience du mardi. Quatre chefs d’accusation sont retenus contre ces présumés criminels : l’association des malfaiteurs, l’enlèvement des personnes, l’assassinat et le vol avec violences.

Le ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, assiste à ce procès. Certaines victimes de ces enlèvements se constituent partie civile. Vingt-sept présumés criminels, dont quatre policiers et six filles, ont été présentés le lundi 3 juillet à l’esplanade du bâtiment de la territoriale à Kinshasa par la police.

Le Tribunal siégeant en audience foraine au ministère de l’intérieur 

Ces présumés criminels, constitués en plusieurs bandes, sont accusés entre autres d’être auteurs du phénomène kidnapping qui prend de l’ampleur ces jours dans la capitale. Selon la police, ces hommes volent, violent, tuent et extorquent les biens de leurs victimes. Plusieurs biens volés ainsi que les outils de leurs opérations ont été présentés.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

À la Une

DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

Published

on

Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading