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Kasumbalesa : Trafigo SARL fait briller son expertise dans la modernisation du nouveau poste douanier
Le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi a inauguré, ce mardi 03 octobre 2023, un ensemble d’infrastructures dont un bâtiment moderne de 2.600 mètres carrés abritant les services intervenants et équipé de tous les matériels opérationnels nécessaires au poste douanier de Kasumbalesa à la frontière avec la Zambie.
Dans le lot de ces infrastructures douanières, il y a également la route de contournement de 8 kilomètres construite en béton armé, le couloir transfrontalier, les entrepôts sous-douane, deux parkings import-export de plus de 250.000 mètres capables d’accueillir 1.500 camions ainsi que des logements pour douaniers.

Pour Bernard Kabese, Directeur général de la DGDA, la modernisation du poste frontalier de Kasumbalesa va permettre la célérité dans le traitement des dossiers douaniers et une accélération de la vitesse de rotation de véhicules. La régie financière a réalisé ce projet avec ses capitaux propres mobilisés grâce à son partenariat avec la société TRAFIGO SARL, une société congolaise, dirigée par Madame Magalie Kayitesa Raway.
Cette entrepreneure congolaise a mis en place un dispositif fiable et sécurisé 100% congolais de maximisation des recettes douanières au poste douanier de Kasumbalesa.
La DGDA a réalisé ce projet avec ses capitaux propres grâce à son partenariat avec la firme TRAFIGO SARL, une société congolaise, qui est dirigée par Magalie Kayitesa Raway.
« Excellence Monsieur le Président de la République, nous avions le privilège d’accompagner la DGDA dans ce grand challenge que vous lui avez confié, celui de moderniser les postes frontaliers. Actuellement, 100% des usagers de la frontière de Kasumbalesa utilisent le dispositif électronique pour s’acquitter des frais de passage. La DGDA reçoit, en temps réel, au travers de la plateforme SYDONIA, les paiements des passages transfrontaliers », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie d’inauguration.
Pour TRAFIGO SARL, il s’agit d’un défi pour lequel elle s’est attelée avec la confiance des banques locales qui ont accordé le prèfinancement de ces infrastructures sur fonds propres et totalement remboursés à ce jour.

En effet, cette entrepreneure congolaise, Magalie Kayitesi Raway, a mis en place un dispositif fiable et sécurisé 100% congolais de maximisation des recettes douanières au poste de Kasumbalesa.
Dès la première année d’implémentation, ce dispositif anti-coulage a permis à la DGDA de voir ses recettes augmenter en moyenne de 700 à 1.000%. Et l’accroissement a été fulgurant.
En effet, ledit dispositif est constitué d’un logiciel performant de traçabilité et de récolte des différentes taxes et redevances annexes imposées aux usagers, de procédures transparentes intégrées au système bancaire ainsi que d’une politique de gestion axée sur l’éthique et la formation des ressources humaines.
La canalisation sécurisée des recettes de l’Etat à ce poste frontalier a rendu possible l’accroissement de mobilisation des ressources requis pour répondre aux défis de cette frontière de la Rd Congo et de toute l’Afrique australe en vue de faciliter et fluidifier les échanges transfrontaliers, par conséquent, impulser le développement.

Des analystes sont d’avis qu’il s’agit d’un véritable cas d’école en matière de lutte contre le coulage des recettes dans les opérations douanières dans la sous-région.
« Lors de l’un de vos précédents passages ici dans le Haut-Katanga, Monsieur le Président de la République, vous m’aviez affirmé que l’un de vos objectifs est de promouvoir l’entrepreneuriat féminin congolais. Vous m’aviez fortement encouragé à poursuivre ces efforts et à donner des résultats concrets », a rappelé Magali Kayitesi Raway.
D’une vision claire aux résultats concrets, bénéfiques à toutes les parties prenantes et à dupliquer dans d’autres postes douaniers, la population locale a exprimé sa joie de voir cette expérience congolaise réussie quant à l’entreprenariat impulsé par la gent féminine, et ce, grâce au partenariat public-privé conformément à la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, champion de la masculinité positive.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
