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Kasumbalesa : reprise des cours dans le respect des mesures barrières

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Après près de 5 mois de suspension des cours sur l’ensemble du pays pour limiter la propagation de la pandémie à COVID19, les bleus blancs, uniquement les finalistes du primaire et secondaire, retrouvent le chemin de l’école, ce lundi 10 août dans le strict respect des mesures barrières. à Kasumbalesa. Le ton a été donné par le premier citoyen de la ville, André KAPAMPA KAMWANYA, qui a effectué la ronde de quelques institutions pour se rendre compte de l’effectivité de la reprise. Il ressort de sa visite que la quasi totalité des écoles ont repris les cours.

S’adressant aux élèves finalistes, l’autorité urbaine à émis le vœu de voir tout le monde respecter les gestes barrières, car c’est une recommandation nationale.  » Nous sommes heureux de vous revoir en uniforme aujourd’hui après plusieurs mois de trêve. Vous êtes notre fierté, sous l’ordre du président de la République démocratique du Congo FÉLIX TSHISEKEDI, chacun doit avoir son masque, le prélèvement de la température est obligatoire pour chaque école. À cela, ajoutons le lave-mains. Nous, en qualité des parents, serons derrière vous, car le pays compte sur vous », a fait voir André KAPAMPA.

Aux encadreurs, de fournir les efforts pour que les élèves finalistes s’adaptent à la matière pour la meilleure passation des épreuves.

Notons que quelques jours avant la reprise des cours, le maire de la ville de Kasumbalesa avait remis aux écoles publiques des lave-mains.

Du côté chefs d’établissements, c’est un motif de joie pour la reprise, et assurent faire mieux au respect du calendrier réaménagé par le ministre.

JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET

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FRIVAO : Bienvenue dans le plus grand cabinet d’illusionnisme financier de la RDC, où les millions s’évaporent et les victimes se multiplient

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L’affaire FRIVAO est en train d’accoucher d’un monstre comptable qui ferait passer la caverne d’Ali Baba pour un modèle de transparence suisse. On savait déjà que Constant Mutamba avait un rapport très ludique à l’argent public, sa condamnation pour 19 millions de dollars en étant la carte de visite. Mais ce n’était visiblement que l’apéritif.

Les audiences de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe révèlent que le fonds destiné à panser les plaies des victimes ougandaises ressemblait davantage à une tirelire sans fond troué qu’à un mécanisme de réparation. Le plus beau dans cette farce macabre ? Plus de 2 millions de dollars ont été confiés à des sociétés qui, miracle de l’entrepreneuriat congolais, n’ont ni adresse, ni visage, ni existence légale. Des fantômes administratifs grassement payés pour un travail invisible.

On croirait rêver si les larmes des vrais sinistrés de Kisangani n’étaient pas le seul élément concret de ce dossier. Et comme une gabegie ne vient jamais seule, les listes d’indemnisation se sont transformées en casting politique de seconde zone. Pendant que les veuves et les éclopés attendent leur dû sous des bâches trouées, des apparatchiks bien portants et des militants zélés se sont découvert une vocation tardive de “victimes de guerre”.

L’imagination est décidément la chose la mieux partagée au sein du sérail politique : plutôt que de monter au front, on s’inscrit frauduleusement sur les registres de la douleur pour toucher le jackpot de la solidarité nationale. C’est d’une perversité si raffinée qu’elle en devient un chef-d’œuvre d’ingénierie sociale : transformer l’argent de la honte ougandaise en fonds de caisse électoral. Voilà qui mériterait une thèse en “Kleptocratie appliquée”.

Le plus tragique dans ce festival de l’opacité, c’est que le système FRIVAO n’est que le symptôme d’un mal plus profond : l’impunité managériale érigée en méthode de gouvernement. Des millions s’évaporent, des bénéficiaires fictifs se multiplient comme des petits pains, et personne, absolument personne, n’est en mesure de fournir une adresse ou un nom. On nous promet des réformes, des contrôles renforcés, des audits musclés.

Mais comment prendre au sérieux ces incantations quand les prédateurs d’hier continuaient de rôder autour de la mangeoire ? Heureusement, la sérénité de marbre et le travail de réparation méthodique que mène aujourd’hui le Ministre d’État Guillaume Ngefa Atondoko offrent un contraste saisissant. Loin des bruits de bottes et des coups de menton, le Garde des Sceaux actuel démontre que la Justice n’a nul besoin de fureur médiatique pour être redoutable.

Elle avance en silence, mais elle avance. Si cette nouvelle dynamique parvient à percer l’omerta administrative qui protégeait les fossoyeurs du FRIVAO, alors les millions envolés trouveront peut-être enfin un écho judiciaire. À défaut, ce fonds restera à jamais dans les mémoires comme l’endroit où les victimes finançaient, sans le savoir, le train de vie de leurs propres bourreaux administratifs.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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