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Kasumbalesa : projet d’élargissement du couloir des petits commerçants transfrontaliers
Le maire de la ville de Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga, André Kapamba s’en va en guerre contre la fraude douanière, en connivence avec la Direction générale des douanes et assises (Dgda)/ Kasumbalesa. Pour mettre un terme au coulage des recettes dans cette ville frontalière, la Dgda/Kasumbalesa a tenu, le mercredi 5 août 2020, une réunion avec la Cbta/Kasumbalesa, portant sur l’élargissement du couloir des petits commerçants pour rendre facile le trafic frontalier dans cette zone frontalière avec la Zambie.

Ce jeudi 06 août 2020, le maire André Kapamba a fait la descente sur terrain pour étude de faisabilité. Sous la conduite de l’inspecteur de la Dgda/Kasumbalesa et le receveur, l’autorité Urbaine a reçu des explications claires sur le projet d’élargissement qui vise à rendre fluide le trafic au couloir des petits commerçants transfrontaliers.
Après plusieurs séances tenues à la douane et la visite du couloir, André Kapamba a, devant la presse, salué le projet qui constitue un moyen pour la ville de combattre le coulage des recettes selon la vision du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi.

« La ville de Kasumbalesa est au jour d’aujourd’hui championne dans la contrebande. Sur instruction du chef de l’État, nous avons confié un travail à la Dgda pour étudier comment mettre fin au phénomène ‘Bilanga’ et au coulage des recettes de l’État. Nous saluons le plan d’agrandissement du couloir qui va rendre le trafic fluide selon la volonté du chef de l’État », a déclaré le maire André Kapamba.
En attendant la matérialisation de ce projet annoncé dans avenir proche, l’autorité urbaine invite ses administrés à rendre la tâche facile à la douane, en empruntant la voie légale qui est le couloir des petits commerçants transfrontaliers.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
