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Kasumbalesa : L’UNAFEC et l’UDPS enterrent la hache de guerre sous la médiation du maire de la ville

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Après trois jours d’affilée de vive tension à Kasumbalesa, perturbant les activités socio-économiques dans la ville, les jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social(UDPS) et ceux de l’Union nationale des fédéralistes du Congo(UNAFEC), ont accepté de mettre fin à la barbarie et aux actes des violences sanglantes.

C’est grâce à la médiation du maire de la ville de Kasumbalesa, Me André Kapampa, que les responsables de ces deux partis ont demandés pardon à la foule réunie à la place du marché Kabulo, composée des combattants de l’UDPS et des militants de l’unafec, ce vendredi 18 juin 2022.

Dans son intervention, le maire Kapampa a insisté sur l’importance de la paix entre les deux camps qui oeuvrent politiquement ensemble dans l’Union sacrée.

Tout en déplorant les dégâts matériels et humains enregistrés, l’autorité urbaine a demandé aux responsables de l’UDPS et de l’UNAFEC de faire la paix pour le développement de la ville de Kasumbalesa et la matérialisation de la vision du Chef de l’État FELIX ANTOINE TSHISEKEDI.  » Nous condamnons les actes de vandalisme et de la violence que la ville de Kasumbalesa a connus pendant trois jours d’affilée. Toutes nos compassions aux uns et aux autres pour la perte énorme enregistrée. Nous demandons aux deux partis politiques de faire la paix devant la population et promettre à la ville un climat de paix, car nous sommes tous dans l’Union Sacrée et soutenons la vision du Chef de l’État et président de la République Félix Antoine Tshisekedi », déclare André Kapampa.

Prenant la parole, les responsables de l’UNAFEC et de l’UDPS ont tour à tour demandé pardon à la population pour ce cycle de violences, promettant la paix et le vivre ensemble à Kasumbalesa derrière la vision du président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi.

Notons que les activités ont repris normalement le soir de ce vendredi 17 juin 2022 à Kasumbalesa, après 3 jours de vives tensions entre les jeunes de ces partis.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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