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Kasumbalesa : L’UDPS et ENSEMBLE se livrent une lutte acharnée, la campagne électorale s’annonce rude
Un climat tendu règne à Kasumbalesa entre l’UDPS et ENSEMBLE pour la République, respectivement dirigés par Moïse KATUMBI et Félix Antoine Tshisekedi.
Cette tension est palpable à l’approche des élections générales en République démocratique du Congo, les deux formations se regardent en chiens de faïence et s’attaquent violemment.
Le dernier incident en date remonte au mardi 7 novembre 2023, lors de violents affrontements entre les deux camps politiques lors d’un meeting organisé par un candidat d’ENSEMBLE pour la Députation Nationale et provinciale. Le bilan fait état de 6 personnes blessées du côté d’ENSEMBLE, dont 3 femmes victimes de violences graves.
Du côté de l’UDPS, des dégâts matériels importants ont été enregistrés, avec des drapeaux déchirés et des chaises cassées.
Pour l’instant, les blessés sont pris en charge dans un établissement de santé pour recevoir des soins.
Ce jeudi 9 novembre 2023, une autre tentative d’affrontement a eu lieu, cette fois-ci autour de l’installation d’un drapeau de l’UDPS devant un établissement d’un candidat d’ENSEMBLE pour la République. Le calme est revenu après l’intervention de la police.
Il est important de noter qu’avec ce climat tendu, la campagne électorale s’annonce très rude et dangereuse entre les deux partis politiques.
Joseph MALABA/Congoprofond.net
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
