Coopération
Kasumbalesa : L’exemption de visa pour les ressortissants tanzaniens peine à s’appliquer aux chauffeurs, selon Ken Mukaz, président provincial de l’ARTDC
La note circulaire de la Direction Générale de Migration (DGM), issue d’une correspondance du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, portant exemption de visa pour les ressortissants de la République Unie de Tanzanie dans le cadre de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), peine à être appliquée à Kasumbalesa.
C’est ce qu’affirme Ken Mukaz, président provincial de l’Association des Représentants des Transporteurs en Douane (ARTDC), qui dénonce une violation manifeste de cette mesure, notamment à l’égard des chauffeurs tanzaniens.
Selon lui, ces derniers continuent à payer des frais de visa pour entrer en République Démocratique du Congo (RDC), alors que la note circulaire de la DGM stipule clairement que tous les ressortissants tanzaniens doivent être exemptés de visa, sans distinction.
Une situation qui suscite de vives inquiétudes parmi les chauffeurs concernés, lesquels estiment être victimes d’une injustice. Pourtant, la note circulaire est explicite :
« En application du principe de réciprocité sur l’exemption des visas d’entrée aux ressortissants de la République Démocratique du Congo, les dispositions suivantes seront de stricte application à dater du 24 mars 2025 :
Les ressortissants de la République Unie de Tanzanie sont exemptés de visa d’entrée en République Démocratique du Congo pour un séjour ne dépassant pas 90 jours. »
Cependant, dans la pratique, les chauffeurs tanzaniens continuent à se voir imposer le paiement des frais de visa. Une incohérence que déplore Ken Mukaz :
“Nous sommes nous-mêmes à l’origine de la violation de nos propres engagements. Pourquoi prendre une décision et être ensuite les premiers à ne pas la respecter ?” s’interroge-t-il.
D’après certaines sources, cette exemption de visa ne concernerait que les Tanzaniens n’exerçant pas d’activités commerciales en RDC, ce qui exclurait de facto les chauffeurs routiers.
Face à cette impasse, Ken Mukaz invite les chauffeurs tanzaniens à se rendre au consulat de Tanzanie à Lubumbashi afin d’obtenir des clarifications sur la situation. Il plaide également pour l’application stricte de la note circulaire ou, à défaut, pour son annulation pure et simple afin d’éviter toute ambiguïté.
Joseph Malaba / CongoProfond.Net