Connect with us

À la Une

Kasumbalesa : La gratuité de l’enseignement primaire est effective, mais dans des conditions très précaires

Published

on

 

La gratuité de l’enseignement primaire à Kasumbalesa dans les écoles conventionnées et officielles est réellement opérationnelle.

Plusieurs enfants en provenance des familles démunies de Kasumbalesa ont retrouvés la route de l’école, selon le constat sur terrain de CONGOPROFOND.NET. Cependant, une école prévue pour 200 élèves, supporte difficilement jusqu’à plus de 700 élèves !

Dans beaucoup d’écoles primaires qui mettent en application la gratuité, les conditions d’apprentissage laissent à désirer, les enseignants éprouvent d’énormes difficultés pour tenir dans une salle pleine dépassant même la capacité d’accueil, soit 100 élèves au lieu de 50 ou 70. Faute de banquettes/pupitres, une large majorité d’apprenants se mettent à même le sol.

Cette situation inquiète au plus haut point certains parents qui s’interrogent sur la qualité d’enseignement dans ces écoles. Le cas de l’école primaire MUSUMALI, par exemple, nécessite une intervention urgente de l’État congolais pour sauver la qualité de l’enseignement.

Outre la carence en bancs, ces écoles manquent des bâtiments de qualité devant refléter l’image d’un enseignement digne.

Pour le directeur de l’école primaire MUSUMALI, le gouvernement congolais doit faire quelque chose pour doter des infrastructures dignes et de qualité à son école !

D’autres parents évoquent la négligence des autorités envers cette école MUSUMALI, qui doit être le reflet d’un enseignement de qualité. Pour eux, si d’abord l’école présente une image pareille, combien à plus forte raison l’enseignement, car les enfants s’entassent comme des sardines dans une boîte.

Joseph Malaba/Congoprofond.net

À la Une

Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

Published

on

Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading