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Kasumbalesa : la FEC confirme la hausse du carburant
La situation dans le secteur pétrolier a connu des allures inquiétantes depuis ce mercredi 28 juillet 2021 sur l’ensemble de la province du Haut-Katanga. La ville de Kasumbalesa n’en est pas épargnée.
Cette situation fait suite à l’annonce, par la FEC/Haut-Katanga, de l’arrêt de distribution des produits pétroliers sur le marché. Une pression exercée sur le gouvernement national pour répondre aux exigences de la fédération des entreprises du Congo, entre autres, la suppression des certaines taxes pour permettre aux pétroliers de faire face au prix de baril qui est passé de 50$ à 75$, un manque à gagner pour les opérateurs économiques dans ce secteur.
Pour le président urbain de la FEC Kasumbalesa, la hausse des prix des produits pétroliers épargne l’entité de l’arrêt de la distribution des produits pétroliers, car le compromis a été trouvé dans ce sens.
Alain Masisa précise que le prix d’un litre d’essence autrefois négociable à 1800FC, aujourd’hui est à 2150 FC. Tandis que le gasoil est désormais négociable à 2310FC.
Cette augmentation, selon la même source, permet aux opérateurs économiques dans le secteur d’avoir une marge bénéficiaire considérable en attendant des solutions définitives.
Joseph Malaba/Congoprofond.net
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
