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Kasumbalesa : la DGM ville se dote d’un bâtiment neuf
La Direction Générale de Migration ville de Kasumbalesa s’active à accompagner le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, dans sa vision axée sur le développement du pays. Pour y arriver les infrastructures demeurent un des indicateurs principaux. C’est dans cette optique que la DGM à doté la ville de Kasumbalesa d’un bâtiment du type moderne à son poste urbain.
Dans un entretien exclusif avec CONGOPROFOND.NET, ce jeudi 19 novembre 2020, le chef de poste urbain de la DGM KASUMBALESA, Dupont Kalala Kazadi, a présenté le travail qu’effectue son service dans le milieu urbain. Cette tâche consistant à contrôler les étrangers se trouvant sur le sol congolais, surtout ceux vivant en situation irrégulière sur le plan migratoire », précise-t-il. Son travail s’apparente à celui de l’agence de renseignement mais vise à inviter les étrangers à être en ordre avec la RDC.
S’agissant du financement des travaux de construction du bâtiment de la DGM KASUMBALESA, le chef de poste principal urbain de la DGM ville a attribué le mérite au chef de l’État et à son directeur Rolland Kashwantale.
Pour ce qui est des documents que la DGM ville délivre, il fait savoir : » Nous travaillons en parfaite collaboration avec la DGM frontière qui, du reste, contrôle les sorties et les entrées par la frontière. Nous, nous veillons sur les séjours des étrangers sur le sol de Kasumbalesa, nous délivrons en l’instar de la DGM frontière le laissez-passer aux voyageurs, tout étranger non en règle est soumis à des amendes et à la régularisation de son séjour », a souligné Dupont Kalala Kazadi.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave
Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.
La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.
Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
