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Hydrocarbures

Kasumbalesa/Énergie : Le nouveau poste haute tension de la SNEL déjà opérationnel, il alimente celui de la Sodimico

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La Direction régionale Sud de la Société Nationale d’Électricité (SNEL) rassure la population de Kasumbalesa au sujet de la mise en service de son nouveau poste électrique.

Dans une interview accordée à CongoProfond.net, le directeur régional Sud, Jean-Marie Mutombo Ngoie, met fin aux doutes : le nouveau poste haute tension de Kasumbalesa est bel et bien en service, marquant ainsi la fin de la première phase de ce projet d’envergure destiné à améliorer l’accès à l’énergie.

Nous vous assurons que le poste haute tension de la SNEL à Kasumbalesa est opérationnel depuis deux mois. L’énergie en provenance de la Zambie transite par ce poste pour remonter à Karavia. En plus, ce nouveau poste alimente l’ancien poste de la Sodimico. La population peut être fière de ce travail”, a-t-il déclaré.

Il annonce également que la Direction générale et ses partenaires travaillent déjà sur les dispositions pratiques pour le lancement de la seconde phase, qui portera sur le développement du réseau moyenne tension de 15 kV.

Innovation : vers le système prépayé

Une innovation est également prévue : le passage au système de consommation prépayé.

Nous avons déjà réceptionné 10 000 compteurs intelligents – 4 000 triphasés et 6 000 monophasés – pour cette deuxième phase. Les abonnés pourront acheter des unités et recharger en temps réel via une carte. En outre, nous allons développer la tension de 15 000 V avec des possibilités d’extension”, précise-t-il.

Concernant les coupures récurrentes de courant, Jean-Marie Mutombo explique qu’elles sont dues au déficit énergétique causé par le manque de pluies cette année, entraînant l’arrêt de certaines machines dans les parcs de production.

Joseph Malaba / CongoProfond.net

Hydrocarbures

Flambée du prix du carburant à Beni : Les transporteurs augmentent le coût des trajets

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Une hausse brutale du prix du carburant est observée depuis plusieurs jours dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Le litre, qui se vendait encore autour de 3 200 francs congolais, est désormais écoulé entre 5 000 et 7 000 francs dans plusieurs stations-service et points de vente informels de la ville.

Face à cette situation, la division provinciale de l’économie du Nord-Kivu a mis en garde les opérateurs économiques du secteur pétrolier. Selon cette division, aucune raison objective ne justifie pour l’instant cette hausse du prix du carburant sur le marché local. Les autorités précisent en effet que les stocks disponibles dans les villes de Beni, Butembo et au poste frontalier de Kasindi restent suffisants pour alimenter normalement le marché.

Malgré ces avertissements, les prix restent élevés sur le terrain, provoquant déjà des répercussions dans plusieurs secteurs, notamment celui du transport. Les transporteurs, fortement dépendants du carburant pour leurs activités, disent subir de plein fouet cette augmentation et cherchent des solutions pour limiter les pertes.

Réunis pour analyser la situation, les membres de l’association des transporteurs de Beni ont décidé d’ajuster les tarifs des voyages longue distance. Selon Dieume Mutumwa, secrétaire de cette association, cette décision est une mesure d’adaptation face à la hausse du prix à la pompe.

« Nous venons de terminer une réunion, parce que l’objet de la réunion était d’analyser la situation dans notre secteur de transport, vu la hausse du prix du carburant à la pompe. Ça fait presque une semaine que nous achetions le litre à 3 200 francs congolais, mais aujourd’hui ça se vend entre 5 000 et 7 000 francs dans la ville et dans les milieux voisins de Beni », explique-t-il.

Face à cette flambée, les transporteurs ont décidé d’augmenter le prix de certains trajets afin de continuer à assurer leurs activités. « Nous avons jugé bon de voir comment nous adapter à cette situation. Nous avons trouvé nécessaire d’augmenter de 10 dollars tous les longs trajets. Par exemple, pour aller à Goma, il faudra désormais payer 60 dollars au lieu de 50 dollars comme avant », précise Dieume Mutumwa.

La même mesure s’applique également à d’autres destinations importantes de la région. « Pour aller à Bunia, où on payait 50 dollars, on sera aussi obligé de payer 60 dollars. Les 10 dollars supplémentaires doivent nous permettre d’acheter le carburant mais aussi de payer les taxes imposées par les services de l’État sur les routes », ajoute-t-il.

Le secrétaire de l’association souligne également que les transporteurs font face à d’autres difficultés qui aggravent la situation. « Comme vous le savez, nous sommes aussi victimes de plusieurs tracasseries sur plusieurs axes routiers, surtout sur la route Beni-Bunia et Beni-Kisangani », déplore-t-il.

Cette hausse du carburant risque ainsi d’avoir un effet en chaîne sur le coût de la vie dans la région, notamment sur les prix du transport et des marchandises, dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans l’est de la République démocratique du Congo.

Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET

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