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Kasumbalesa : Début timide de la campagne électorale, les candidats toujours en attente du financement promis !
Lancement ce dimanche 19 novembre 2023 de la campagne électorale en prélude des élections générales prévues sur toute l’étendue du territoire national le 20 décembre prochain.
À Kasumbalesa, territoire de Sakania, province du Haut-Katanga, le début a été totalement timide le premier jour. Pas beaucoup de manifestations.
En effet, sur 165 candidats à la députation nationale et 316 à la députation provinciale, une dizaine seulement de candidats ont été aperçus sur terrain, les uns organisant des meetings, les autres tenant des réunions internes et des conférences. Très peu d’entre eux se sont s’illustrés par l’affichage de leurs visuels de campagne.
Pour plusieurs, ce début timide de la campagne est consécutif au non financement de la campagne jusque-là par les partis et regroupements politiques. » Nous allons commencer notre campagne même la deuxième semaine, car nous attendons le financement, sinon ça sera difficile de convaincre les électeurs. Nous avons la garantie d’avoir le financement incessamment », déclare l’un des candidats à la députation provinciale.
Pour les autres même avec les moyens, il est tôt de commencer la campagne. » Nous allons ouvrir le terrain même les deux semaines de la fin. Sinon nous allons nous essouffler avant… », révèlent-ils.
JOSEPH MALABA/Congoprofond.net
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
