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Kasumbalesa : Arrestation d’un combattant de l’UDPS/Base Bilanga, bilan controversé des échauffourées entre GR et militants
La ville de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, a connu une journée tendue ce dimanche 1er décembre 2024. Une situation qui fait suite à l’arrestation d’un combattant de l’UDPS/Base Bilanga, Jeff Kalela, par les services de sécurité à 01H du matin pour un motif officiellement non encore connu.
Pris de colère, les combattants de la Base de l’UDPS Bilanga ont pris d’assaut, tôt le matin, la route Sodimico en brûlant des pneus, perturbant ainsi toutes les activités jusqu’au parking central, tout exigeant la libération de leur homologue.
Devant cette réaction, la Garde Républicaine a réagi en dispersant les manifestants par des tires à balles réelles. Le bilan de ces échauffourées est controversé. Les sources officielles parlent des blessés, tandis que l’UDPS Base Bilanga avance deux morts et plusieurs blessés. Pour l’instant, difficile d’établir le bilan exact. Les précisions des autorités de Kasumbalesa sont encore vivement attendues par la population.
Notons que les combattants de l’UDPS/Base Bilanga accusent le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabwe, et le député provincial Christian Mpoyo d’être à la base de cette arrestation. Ils exigent sa libération sans condition.
Même affirmation donnée par la femme du concerné. » Ils sont venus à une heure pour arrêter mon mari, en brandissant le nom du député provincial Christian Mpoyo et du président de l’Assemblée provinciale Michèl Kabwe. J’exige la libération de mon mari…« , déclare-t-elle.
Pour le moment, le calme est revenu, la base est sous contrôle des services de sécurité.
Dossier à suivre…
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC
Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.
Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.
Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.
« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.
« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.
Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.
Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.
Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.
Glodi Bukasa
