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KASINDI : Le journaliste Nerry Ngbema visité par des bandits armés, sa maman tabassée !

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Des hommes munis d’arme à feu et blanche on fait une incursion au domicile de NERRY NGBEMA, journaliste de la Radio Télévision Ishango FM ( R.T.I), émettant depuis la cité frontalière de Kasindi, en territoire de Beni au Nord-Kivu, dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 2023.

Le journaliste et sa maman ont été tabassés et les bandits ont emporté une importante somme d’argent, 2 téléphones Android et d’autres biens de valeur.

Selon la radio Ishango FM 89.8 MHz de Kasindi qui livre l’information, cette incursion a eu lieu aux environs de 2 heure du matin dans le quartier Mwangaza à Kasindi-Lubiriha.

D’après le journaliste du Desk français et lingala, aucune intervention de service de sécurité n’ est arrivée pour secourir les infortunés.

Il faut retenir que les incursions nocturnes, couplées de cambriolages, sont récurrentes dans cette partie du pays. Dans la nuit du jeudi à ce vendredi 10 novembre 2023, des voleurs ont opéré dans trois (03) quartiers de la place, notamment dans les quartiers Majengo, Muvingi et Mwangaza.

Au quartier Majengo, des bandits ont fait irruption dans la résidence de Monsieur André Makasi. Heureusement, ils n’ont rien emporté suite au concert des bidons qui ont déstabilisé et dissuadé leurs stratégies mafieuses.

GERLANCE SENGI/ CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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