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Kasaï : Tshikapa en attente du nouveau président de Tribunal militaire de garnison pour lancer le début des audiences contre les « Kulunas »
Au total, 4 bandits ont été arrêtés et présentés au gouverneur Crispin Mukendi par la police, ce jeudi 12 septembre 2024, à Tshikapa, chef-lieu du Kasaï. C’était en présence de son vice-gouverneur Djoley Bokele; Faustin Kambala wa Ilunga, son directeur de cabinet, et d’autres membres du gouvernement provincial.
Selon le colonel Rigobert Mombili Monga Mokalo, commandant du Commissariat urbain de la police nationale congolaise de Tshikapa, ces «Kulunas» à mains armées font partie de plusieurs groupes dont l’un est cité dans l’assassinat du magistrat chef de parquet près le tribunal de paix de Tshikapa, tué le 27 mai 2023, à quelques Kilomètres de Kasala, un village du groupement incorporé de Bena Kasuba.
«Ce sont de grands voleurs à mains armées, quand ils vous visitent, c’est sans pardon. Ils vous somment par la force de leur remettre de l’argent et par après ils vous tuent», a-t-il dit.
Et d’ajouter : «Leur chef de bande, Tukumbane, a été arrêté à Kikwit et acheminé ici. Le mardi, Tukumbane, David, Bilolo et deux autres, arrêtés et gardés au Commissariat de Kompundo, ont tenté de s’évader. Et pendant cette tentative d’évasion, le commandant a arrêté David et Bilolo. Un autre nommé Kabasele a été arrêté à Kananga et acheminé en son tour à Tshikapa».
De son côté, le magistrat militaire, l’auditeur Isaac, a précisé devant le gouverneur de province : « Nous attendons l’arrivée du nouveau Président de Tribunal Militaire de Garnison de Tshikapa pour lancer le début des audiences de ces délinquants ».
Très disponible à accompagner les forces de sécurité pour la sécurisation des populations de sa province, le gouverneur Mukendi a remercié la police pour son travail, tout en l’instruisant de continuer à traquer et arrêter les autres malfrats.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CongoProfond.net
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
