Politique
Kasaï : Ouverture de la session de septembre à l’Assemblée provinciale, le ministre Bazin Pembe promet un budget réaliste
Le ministre provincial du Budget du Kasaï, Maître Bazin Pembe Ndjale, a rassuré ce mardi 30 septembre sur la volonté du gouvernement provincial de présenter un budget réaliste et axé sur des réalisations concrètes.
Intervenant lors de l’ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre à l’Assemblée provinciale, cérémonie présidée par Maître Gédéon Mataba Kambambangu, vice-président et président intérimaire de l’organe délibérant, le ministre a indiqué que les préparatifs sont déjà en cours pour respecter le délai légal de dépôt.
« Pour l’année prochaine, nous allons produire un budget réaliste. Nous allons tabler sur les réalisations concrètes, sur instruction du gouverneur de province, Maître Crispin Mukendi Bukasa. Nous allons approcher les partenaires techniques et financiers, ainsi que les entités territoriales décentralisées et les chefs de division à qui nous avons déjà remis des fiches analytiques afin qu’ils rapportent les données nécessaires », a déclaré Maître Bazin Pembe.
Le ministre a également annoncé le dépôt imminent de la version rectificative du budget 2025, actuellement en cours d’élaboration.
Saluant le discours d’orientation du président de l’Assemblée provinciale, il a qualifié ce dernier de « réconciliant » et porteur de recommandations utiles pour améliorer la gouvernance provinciale.
« Notre défi commun reste de converger vers le bien-être du peuple kasaïen. Nous rassurons l’opinion que nous travaillons déjà sur le budget rectificatif, qui sera déposé dans les délais », a-t-il ajouté.
Faustin Kumbi
Actualité
Haut-Katanga : Jacques Kyabula jette l’éponge après 9 mois d’absence, la fin de plusieurs mois de spéculations
Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement démissionné de ses fonctions après près de 9 mois d’absence de la province. Dans une correspondance adressée au président de la République, Félix Tshisekedi, l’ancien chef de l’exécutif provincial affirme avoir pris cette décision afin de préserver « la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale ».
Convoqué à Kinshasa depuis juillet 2025, Jacques Kyabula tourne ainsi la page de plusieurs mois d’incertitudes autour de son avenir politique. Dans sa lettre de démission, il dit assumer toutes les conséquences « administratives et politiques » liées à son absence prolongée, tout en réaffirmant son attachement à la stabilité, à la paix et au développement, conformément à la vision du chef de l’État.
« Au cours des derniers mois, ma présence prolongée à Kinshasa, requise pour des raisons professionnelles et institutionnelles, m’a éloigné de ma province dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga », écrit-il.
Et d’ajouter : « Conscient de l’exigence de responsabilité qui s’attache à toute charge publique, et soucieux de préserver la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de tirer toutes les conséquences politiques et administratives de cette situation. »
Depuis juillet 2025, l’intérim à la tête de la province était assuré par le vice-gouverneur Martin Kazembe. Ce dernier avait procédé, le 28 mars dernier, à un remaniement du gouvernement provincial en intégrant de nouvelles figures politiques, une démarche jugée controversée par plusieurs observateurs au regard des textes régissant les entités territoriales décentralisées, cette prérogative revenant normalement au gouverneur élu.
Avec la démission officielle de Jacques Kyabula, le gouvernement provincial est désormais considéré comme démissionnaire, ouvrant la voie à l’organisation de nouvelles élections pour désigner un gouverneur et un vice-gouverneur du Haut-Katanga.
Cette nouvelle donne politique fragilise davantage l’exécutif conduit par Martin Kazembe, déjà contesté depuis la reconfiguration gouvernementale opérée au mois de mars.
Le poids des déclarations controversées
Pour rappel, Jacques Kyabula avait disparu de la scène publique avant de réapparaître dix jours plus tard, à la suite de propos tenus lors d’un meeting de l’Union sacrée de la nation organisé le 1er juillet 2025.
Lors de cette intervention, il avait tenu des déclarations perçues comme favorables à Joseph Kabila et Corneille Nangaa, appelant implicitement à un dialogue avec ces derniers, alors qu’ils sont accusés d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
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