Politique
Kasaï Oriental : Une plénière cruciale annoncée pour ce mardi 22 avril à l’Assemblée provinciale
Le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental a convoqué une séance plénière décisive pour ce mardi 22 avril à 10 heures précises. La session se tiendra dans la salle des plénières du siège de l’Assemblée, au cercle Kashala Bonzola, dans la commune de la Kanshi.
Selon le communiqué officiel n°03/CAB.RAP/A.P/SO/MARS 2025, signé par le rapporteur Mfuamba Ntumba Faustin, deux points majeurs figureront à l’ordre du jour : l’adoption dudit ordre du jour et l’examen, ainsi que l’adoption du rapport de la commission d’enquête parlementaire.
Cette commission avait pour mission d’évaluer la gestion financière, administrative et technique du gouvernement provincial pour la période allant du 1er juillet 2024 au 10 février 2025. Un rapport très attendu, dans un climat où les appels à la transparence et à la bonne gouvernance se multiplient.
Des sources internes indiquent que les conclusions de cette enquête pourraient peser lourd sur la stabilité de l’exécutif provincial. En effet, des dysfonctionnements présumés dans la gestion des finances et des projets publics ont suscité l’inquiétude d’une partie de l’opinion et de plusieurs élus.
Le Bureau de l’Assemblée invite l’ensemble des députés provinciaux à se conformer strictement à l’article 61 du Règlement intérieur, qui encadre le bon déroulement des plénières et garantit un débat démocratique et responsable.
Cette session s’annonce donc comme un moment charnière pour l’avenir politique de la province. L’issue de cette plénière pourrait ouvrir la voie à des réformes, voire à des changements au sein du gouvernement provincial si des responsabilités sont établies.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
