Société
Kasaï Oriental – Mbujimayi : Une mère répudiée pour avoir donné naissance à des enfants albinos
Une histoire profondément choquante et douloureuse a secoué la ville de Mbujimayi et bien au-delà des frontières du Kasaï Oriental. Une femme, mère de trois enfants atteints d’albinisme, a été *répudiée par son mari et rejetée par sa belle-famille*, au seul motif que tous ses enfants sont nés albinos.
Cette scène, tragiquement médiatisée sur les réseaux sociaux, a ému l’opinion publique et réveillé les consciences autour de la stigmatisation dont sont encore victimes les personnes atteintes d’albinisme en République Démocratique du Congo.
Face à cette injustice flagrante, la *Fraternité des Albinos Congolais pour le Développement Intégré (FRACODI-ASBL)* s’est mobilisée. Une délégation s’est rendue auprès de la mère pour lui témoigner *solidarité, amour et réconfort*, l’encourageant à *ne pas céder au désespoir* mais à continuer de protéger et d’aimer ses enfants avec force et dignité.
L’albinisme est une *maladie génétique* due à une mutation qui affecte la production de mélanine. Il *n’est ni une malédiction, ni un signe de honte*. Les enfants albinos naissent avec des *capacités intellectuelles et humaines intactes*, parfois même exceptionnelles. Ils peuvent, comme tout autre être humain, contribuer à la société avec fierté et talent.
*Blâmer la mère seule* pour la naissance d’enfants albinos est non seulement *scientifiquement infondé*, mais aussi *profondément injuste*. Les gènes de l’albinisme peuvent être portés par *le père comme la mère* ; ce sont des mutations communes à l’ensemble du patrimoine génétique parental.
» Répudier une femme au XXIe siècle pour cette raison est un crime moral, une faute sociale et un péché contre l’humanité et Dieu », déclaré un notable du quartier qui s’est insurgé contre cet acte malsain de la moralité.
La société doit *protéger, éduquer et valoriser les personnes atteintes d’albinisme*, non les exclure. Il est temps d’éradiquer les mentalités rétrogrades, de promouvoir *l’inclusion, la dignité et la justice pour tous*, sans discrimination génétique.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
