Société
Kasaï Oriental : Mbuji-Mayi sans eau et électricité depuis 1 mois, la nouvelle société civile congolaise exige une solution rapide
La ville de Mbujimayi, capitale de la province du Kasaï Oriental, traverse depuis plus d’un mois une crise aiguë en matière d’approvisionnement en eau et en électricité. Cette situation alarmante impacte gravement la vie quotidienne des habitants, poussant la nouvelle société civile congolaise à dénoncer l’inaction des autorités locales.
Lors d’une déclaration vendredi, sa présidente Rachel Kapinga, a exprimé son mécontentement face à ce qu’elle qualifie de «leadership faible et sombre» à la tête de la province. Elle a souligné que cette crise, qui dure depuis plus d’un mois, est devenue un véritable casse-tête pour les citoyens de Mbujimayi.
«La situation de l’eau et de l’électricité est devenue insoutenable pour les habitants de la ville», a-t-elle précisé.
Dans ce contexte, l’organisation appelle les autorités provinciales, à commencer par le gouverneur et son équipe, à prendre des mesures urgentes et à entreprendre des actions concrètes pour résoudre cette crise.
«La population attend des solutions visibles et efficaces», a ajouté Rachel Kapinga.
Par ailleurs, la nouvelle société civile congolaise a averti qu’elle ne restera pas passive face à cette situation et que la voix du peuple se fera entendre si aucune solution n’est rapidement trouvée pour rétablir l’approvisionnement en eau et en électricité. Cette déclaration intervient alors que la population se trouve privée de services essentiels depuis plus d’un mois, créant ainsi un climat de mécontentement et de frustration croissante.
La crise à Mbujimayi met en évidence les défaillances dans la gestion des services publics dans la province du Kasaï Oriental, soulignant la nécessité urgente d’interventions à la fois au niveau local et national. Les habitants de la ville attendent désormais une réponse rapide et décisive des autorités pour rétablir les services de base. Le rétablissement de l’approvisionnement en eau et en électricité doit devenir une priorité afin de garantir des conditions de vie décentes pour la population.
Dans l’optique d’éviter la récurrence de telles crises à l’avenir, il est essentiel que des réformes profondes soient entreprises dans la gestion des infrastructures vitales de la province. La situation actuelle nécessite une action immédiate pour éviter qu’elle ne dégénère davantage et n’affecte encore plus durement les citoyens de Mbujimayi.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
Société
Butembo-Beni : le diocèse suspend l’échange des mains à la messe pour prévenir Ebola
Le diocèse de Butembo-Beni, au Nord-Kivu, suspend l’échange des mains avant l’Agnus Dei lors des célébrations eucharistiques, dans le but de lutter contre Ebola.Cela est contenu dans communiqué pastorale de l’évêque du diocèse de Butembo-Beni du 20 mai 2026.
« Par ailleurs l’échange des mains, que nous nous donnons mutuellement comme signe de paix avant l’Agnus Dei, est de nouveau suspendu », a écrit Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, évêque du diocèse de Butembo-Beni.
L’ordinaire du lieu mobilise tous les chrétiens de son diocèse à observer scrupuleusement les les gestes barrières selon les instructions des autorités sanitaires bien que cette souche Bundibugyo n’a pas ni vaccin ni traitement spécifique.Ils les a appelé à cette occasion à ne pas paniquer mais en restant prudents et vigilants.
C’est ainsi, qu’il demande la réinstallation des lavabos ou des points d’eau aux différentes portes d’entrée des églises, sanctuaires chapelles était autres lieux de réunions ou de services liturgiques et qu’on y place de manière stable des agents, tels que les « Walinda Ibadan », pour éviter que l’on vienne manquer à l’hygiène par le fait de plusieurs mains au même robinet ou récipient.
Le pasteur de Butembo-Beni conseille également l’utilisation de l’eau de javel ou du chlore et le port correct du masque ou cache-nez avant d’encourager selon les moyens, à se procurer les désinfectants portables.
Pendant ce temps, en ville de Butembo, il s’observe une flambée des prix des épis et d’autres matériels pour se protéger contre Ebola. C’est par exemple le carton de cache-nez qui se négociait à 2,5 dollars, aujourd’hui il coûte 5 dollars américains dans des officines pharmaceutiques sans parler de gel hydroalcoolique ou désinfectant.
Dalmond Ndungo
